Les électrons, ces minuscules particules dans les molécules, manœuvrent constamment, évitant les collisions comme des passagers à l'heure de pointe. Pour calculer leur comportement, les scientifiques définissent une règle de distance personnelle : une fonction mathématique qui indique à quel point un électron peut s'approcher de son voisin.
Habituellement, cette règle est ajustée de zéro pour chaque molécule, un processus laborieux. Mais désormais, les chercheurs prennent les réglages tout faits d'atomes simples, comme l'hydrogène, et les transfèrent à des molécules plus complexes telles que l'eau ou des composés contenant du carbone, en ne corrigeant que légèrement l'interaction globale. Rebondissement inattendu : cet « import » de règles non seulement accélère les calculs, mais double aussi la précision par rapport à un réajustement complet. Cette découverte fait gagner des mois de travail aux chimistes et accélère la création de nouveaux matériaux, des médicaments aux batteries.
Les électrons dans une molécule respectent leur distance personnelle plus strictement que les gens dans le métro : la règle mathématique de distance permet de prédire leurs trajectoires avec une précision de joaillier.
L'idée de transférer des réglages parfaits des atomes vers les molécules évoque l'assemblage d'une station spatiale à partir de modules autonomes, chacun étant déjà parfait en soi.