La création de capteurs ultra-sensibles pour la photométrie et la spectroscopie commence par de minuscules chambres où la lumière rebondit comme un écho dans un puits. Auparavant, les ingénieurs recherchaient la qualité — la durée de cet écho : plus il résonne longtemps, plus les moindres variations sont perceptibles.
Mais les lois du monde quantique, dérivées des relations d'incertitude, indiquent une autre voie. La précision est limitée non par la durée de l'écho, mais par la netteté avec laquelle la phase de l'onde se déplace — c'est-à-dire le moment où la crête atteint la paroi de la chambre. En d'autres termes, il faut écouter non pas le volume, mais le décalage du rythme.
Cela a été confirmé par une expérience avec un interféromètre — un instrument qui divise la lumière en deux faisceaux voyageant à la vitesse de la lumière, puis les réunit. Il s'est avéré que le réglage optimal se situe là où l'écho est presque éteint, mais où la phase répond le plus nettement aux changements.
Un capteur basé sur le décalage de phase peut détecter une seule bactérie qui se pose sur lui — tant il est sensible aux moindres variations.