Pourquoi les signaux supraluminiques embrouillent le temps express

Original: "Superluminal Transformations and Indeterminism"
· Amrapali Sen, Flavio Del Santo
arXiv:2601.15263 · 2026-01-21 · CC BY 4.0 · 1 min
Aller plus vite que la lumière ? Les maths n'y voient pas d'objection — mais alors, cause et effet s'inversent.

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Selon les lois de la physique, rien ne peut dépasser la vitesse de la lumière, sinon, pour certains observateurs, l'effet se produirait avant la cause. Artur Ekert et Andrzej Dragan ont montré qu'une telle situation engendre une incertitude qui rappelle celle de la mécanique quantique. Il est désormais prouvé : pour préserver l'ordre des événements, tout système avec des sauts supraluminiques doit posséder une quantité d'information illimitée — ou perdre la mémoire et la chaîne unique des causes.

Le monde devient alors semblable à une recette où, pour enchaîner correctement les étapes, il faut connaître tous les ingrédients avec une précision infinie — sinon le plat est raté. Cela signifie qu'au niveau le plus profond, la réalité stocke un volume d'informations incommensurable, et le hasard quantique n'est qu'une illusion. Cette idée avait été anticipée par Hendrik Lorentz. Le plus étonnant : presque tous les nombres qui seraient nécessaires pour une telle description ne peuvent pas être écrits sous une forme finie — ils contiennent un bruit infini et imprévisible de chiffres. Ainsi, la courbure de l'espace-temps nous réserve toujours de nouvelles surprises.

Résumé original

tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.15263

Quantum theory is widely regarded as fundamentally indeterministic, yet classical frameworks can also exhibit indeterminism once infinite information is abandoned. At the same time, relativity is usually taken to forbid superluminal signalling, although Lorentz symmetry formally admits superluminal transformations (SpTs). Dragan and Ekert have argued that SpTs entail a form of indeterminism analogous to that encountered in quantum theory. Here, we derive a theory-independent no-go theorem from a set of natural assumptions: any framework admitting non-order-preserving SpTs must either abandon finite information, relinquish time-symmetric informational content, deny that the past stores memory, or abandon the notion that time determines a preferred causal ordering. In particular, one possible implication is that any theory accommodating SpTs suggests an ontology with unbounded informational content, akin to deterministic classical theories formulated over the real numbers. Consequently, any ontic indeterminacy associated with superluminal transformations cannot originate from finite information.

Presque tous les nombres réels ne peuvent pas être écrits sous une forme finie — ils renferment une infinité de chiffres imprévisibles, comme un océan caché d'information.

Les récits de voyages supraluminiques — de « La Machine à voyager dans le temps » de Wells aux épisodes de « Star Trek » — exploitent la même énigme de l'ordre des événements.

Scientifiques
James Clerk MaxwellAlbert A. MichelsonHendrik LorentzHenri PoincaréNiels BohrPascual Jordan
Notions
ordre temporel quantique théorème CPT commutateur quantique principe d'incertitude incertitude temporelle invariant transformations de Lorentz théorème de non-clonage localité symétrie causalité limite classique aléatoire indiscernabilité des photons violation de l'invariance de Lorentz théorie de l'information Théorie des probabilités perte d'information singularité gravitationnelle non-linéarité