Le télescope Kepler de William Borucki captait les faibles scintillements d'étoiles lointaines et a découvert des milliers de planètes autour d'autres soleils. Parmi elles, un vide béant : presque aucun monde entre les sphères rocheuses et les géantes aqueuses diffuses. Cette « vallée des rayons » est expliquée par un nouveau modèle : les planètes se divisent à l'origine en mondes rocheux et aquatiques. Les mondes aquatiques à atmosphère de vapeur remplissent le vide, mais à trois fois la taille de la Terre, ils s'arrêtent soudain — comme un torrent qui se précipite en cascade.
En atteignant une masse critique, une telle planète capture hydrogène et hélium et devient une géante gazeuse. Les grands mondes aquatiques n'ont tout simplement pas le temps de se montrer — ils se transforment plus tôt. Mais même à l'intérieur, une surprise se cache : l'eau, sous une pression démentielle, se transforme en glace chaude — solide mais brûlante. Les mesures de lumière de Kepler montrent que les océans y sont sans fond. Et bien que ces mondes aquatiques soient courants dans la galaxie, notre Système solaire n'est qu'une des recettes possibles.
Sur les planètes aquatiques, l'eau, sous une pression incroyable, se transforme en glace chaude — une substance solide qui reste brûlante. Ainsi, les océans peuvent être à la fois liquides en surface et glacés en profondeur.
Dans « Interstellar », les héros visitent la planète Miller, couverte d'un océan peu profond. Mais les véritables mondes aquatiques sont plutôt d'immenses gouttes sans surface solide, bien plus profondes que toutes les mers terrestres.