Une galaxie n'est pas qu'un simple semis d'étoiles. Au centre de beaucoup d'entre elles brûle quelque chose de plus brillant que des milliards de soleils : un gaz surchauffé qui tombe dans un trou noir. La couleur de cette lueur permet de comprendre quelle vie mène la galaxie — qu'elle forme tranquillement des étoiles ou qu'elle engloutit violemment de la matière.
Auparavant, les astronomes devaient retirer à la main la lumière des étoiles et séparer les raies proches du spectre, comme un cuisinier méticuleux sépare le jaune du blanc. C'est long et parfois source d'erreurs. Le nouvel outil fonctionne autrement : il ne regarde que quelques « bandes colorées » brillantes — les raies de l'hydrogène et de l'oxygène — et rend immédiatement son verdict.
La précision est de 83 %, et de 96 % pour les galaxies calmes. De plus, l'instrument n'a pas besoin de connaître la distance de la galaxie ni de calibrer la luminosité. Une petite portion du spectre suffit, ce qui rend la méthode applicable même aux objets les plus lointains, visibles comme de faibles points.
Ainsi, les astronomes pourront trier rapidement des milliers de galaxies et y dénicher de rares noyaux actifs — comme un trieur qui, d'un simple coup d'œil à la couleur d'une pomme, détermine si elle est mûre ou non.
La méthode fonctionne sans soustraire la lumière des étoiles — les astronomes ont vérifié que la précision ne chute presque pas si l'on saute cette étape. Cela économise des heures de travail manuel.