La gravité, c'est comme un trampoline tendu : les corps massifs le creusent, faisant rouler les autres corps vers eux. Cette courbure générale de l'espace — courbure de l'espace-temps — agit sur tout le monde, mais ne transmet pas de messages secrets. Pour qu'il y ait intrication quantique, il faut un échange de particules spéciales, comme si les balles sur le trampoline se lançaient des balles pour se synchroniser.
Dans le monde quantique, de tels tours fonctionnent grâce à des intermédiaires, par exemple les particules du modèle standard. Même les ondes gravitationnelles — ces ondulations provoquées par le mouvement des corps massifs — ne transportent pas d'instructions quantiques. Une étude récente affirmait le contraire, mais une nouvelle analyse a trouvé l'erreur : on n'avait pas pris en compte toutes les déformations du trampoline — on avait oublié les petites, mais cruciales. Comme si on essayait de faire un puzzle sans les pièces des coins. Ce qui est frappant, c'est autre chose : même si on place sur le trampoline une masse équivalant à l'Everest, la gravité n'intrique pas les particules. Pour cela, il faut la nature quantique de l'espace-temps lui-même.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.19696
A recent paper published on Nature [Nature,646,813(2025)] by Aziz and Howl, claims that quantum particles become entangled when they interact gravitationally, even if the gravitational potential is treated classically. We show that the entanglement found by the authors stems from discarding some of the transition amplitudes, which, when kept, guarantee that an initially factorized state remains so over time. Therefore, no entanglement is generated by the classical gravitational interaction in the scenario considered by the authors.
La gravité est si faible que même si l'on concentrait la masse d'une montagne entière en un point, son influence quantique resterait fantomatique. C'est pourquoi les chasseurs de gravité quantique rêvent d'accélérateurs de la taille du système solaire.