Les équations fondamentales de la physique, comme l'équation de Wheeler–DeWitt, ne contiennent pas de temps. Passé et futur y sont enchevêtrés, comme les images d'une pellicule de cinéma sans indication du sens de défilement. Cette symétrie n'est pas un défaut, mais une propriété.
Ainsi, dans la gravité quantique (par exemple chez Rovelli), un flux temporel naît spontanément. Aucun ajustement des lois : un métronome interne transforme le chaos en flèche du temps. Cela explique aussi comment le temps a pu démarrer après le Big Bang. Et le plus surprenant, c'est que n'importe quel objet suffisamment grand — même une galaxie en rotation — peut jouer le rôle d'une telle horloge, extrayant le futur du faisceau des possibles.
Paradoxe : le temps ne s'écoule pas de lui-même — il exige un « spectateur » sous la forme d'une horloge physique. Sans elle, tous les instants coexistent, comme les images d'une pellicule immobile.
Comme dans « Tenet », où l'entropie inversée fait remonter le temps, ces travaux montrent qu'au niveau fondamental, le mouvement dans un sens ou dans l'autre est équivalent, jusqu'à ce qu'une horloge intervienne.