On veut envoyer une sonde vers le trou noir le plus proche. Cent ans de vol — et elle se mettra en orbite autour du mystère. La question clé : trou noir ou étoile à neutrons ? Le premier n'a pas de surface, seulement un gouffre sans fond. La seconde possède une croûte solide d'une densité supranucléaire.
La réponse viendra de la trajectoire. La courbure de l'espace-temps autour d'un trou noir impose à la sonde une trajectoire prédite par Einstein. Une étoile à neutrons agit différemment. C'est comme un bateau dans un tourbillon : le vortex aspire autrement qu'un mont sous-marin.
Le plus proche est Gaia BH1, à 1560 années-lumière. La sonde devra atteindre 5% de la vitesse de la lumière, impensable aujourd'hui. Et son signal mettra encore 1560 ans à revenir — seuls de lointains descendants verront la réponse.
Le trou noir le plus proche de nous, Gaia BH1, se trouve à 1560 années-lumière. Pour l'atteindre en cent ans, la sonde devrait filer à environ 5% de la vitesse de la lumière — cent fois plus vite que n'importe quel engin actuel.
Comme dans « Interstellar », l'orbite autour d'un trou noir devient la clé pour comprendre la gravité.