Imaginez un matelas gonflable que l'on étire, avec un tourbillon d'eau qui tourne dessus. Quand on étire le matelas, le tourbillon se resserre : sa taille diminue par rapport à toute la surface. C'est exactement ce qui arrive à un trou noir en rotation dans un univers en expansion : son horizon des événements (la frontière au-delà de laquelle rien ne revient) et son ergosphère (la région d'espace enroulée) se contractent progressivement, alors que sa masse reste inchangée.
Pour la première fois, des physiciens ont réussi à unir mathématiquement la description d'un trou noir en rotation avec le modèle d'un cosmos en expansion, élaboré par Friedmann et Georges Lemaître. Jusqu'ici, cela n'avait été possible que pour des trous noirs immobiles. Résultat inattendu : l'énergie noire, découverte par Adam Riess, se moque éperdument de la rotation effrénée – elle continue d'étirer la courbure de l'espace-temps sans prêter attention au vortex. Comme si l'étirement du matelas ne dépendait pas du fait que l'eau tourne ou non dessus.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2605.22895
We present a new exact solution to Einstein's field equations that unifies the Kerr black hole with Friedmann-Lema\^itre-Robertson-Walker cosmology. This metric reduces to Kerr-de Sitter in the appropriate limit and accounts for cosmological expansion dynamics both inside and outside the black hole. The model predicts a stationary mass, as well as a contracting ergosphere and event horizon with respect to the expanding cosmic rest frame. This result correctly generalises the McVittie metric to rotating masses or Kerr-de Sitter to arbitrary scale factors $$a(t)$$. Additionally, we find that the ergosphere tends to fade away with respect to the universe's expansion and no further interactions of dark energy with respect to the black hole's rotation.
L'horizon des événements qui se resserre agit comme une rustine sur un matelas gonflable : quand le tissu s'étire, la rustine se rétracte, mais le fil reste intact.
Les auteurs de science-fiction imaginent les trous noirs comme des portails, mais dans ces travaux, ils ne sont que de dociles objets qui rétrécissent dans un cosmos qui enfle.