Dans le monde quantique, les particules de matière noire peuvent fusionner en une seule goutte superfluide — un état où la matière s'écoule sans frottement, comme un fluide parfait. Placée à proximité d'un trou noir, une telle goutte ne s'y engloutit pas, mais s'enroule en tourbillons stables — un peu comme l'eau qui contourne un rocher dans une rivière. Les scientifiques ont découvert que les plus stables d'entre eux sont un amas central dense et un tourbillon ceinturant le trou. Ce dernier tient des années si les particules s'attirent légèrement : l'équilibre des forces l'empêche de se désagréger.
Surprise : ces tourbillons influencent la rotation des galaxies et font même osciller le trou noir, produisant un « tintement » caractéristique dans les ondes gravitationnelles — les ondulations de l'espace-temps. Et si l'attraction entre particules est trop forte, le tourbillon s'effondre — les scientifiques ont calculé la limite précise de cet effondrement.
À des températures extrêmement basses, un fluide quantique particulier peut se comporter comme une seule particule géante ; si on le fait tourner, il forme de minuscules tourbillons-tornades — en laboratoire, on les crée avec des lasers.