Nous avons l'habitude de penser que ne remarquer que les confirmations de nos intuitions est une erreur. Mais des calculs récents, inspirés par le comportement des vagues, renversent ce point de vue. Il s'avère que l'habitude de chercher ce qui est familier est le meilleur moyen de réduire le bruit informationnel (les scientifiques l'appellent entropie). John von Neumann a d'ailleurs montré que les probabilités peuvent se comporter non pas comme des pourcentages, mais comme des vagues qui se chevauchent.
Notre esprit ressemble à une rivière qui, à chaque passage, creuse un peu plus son lit. L'eau suit le chemin de moindre résistance, et le soleil n'éclaire que les rives familières. Sans cette stratégie, nous devrions traiter des centaines de fois plus de données pour ne pas nous noyer dans le bruit informationnel. Ce n'est pas une faiblesse, mais une économie naturelle d'efforts. C'est ainsi que la nature nous aide à trouver un chemin vers le sens dans le chaos.
En probabilité quantique, les chances ne s'additionnent pas comme des pourcentages, mais comme des vagues : elles peuvent se renforcer ou s'annuler mutuellement.