Autour des jeunes étoiles, dans les disques protoplanétaires, naissent des planètes. Mais là aussi sévissent des incendies invisibles : des mondes entrent en collision et leur roche s'évapore. Le télescope James Webb voit la fumée — la poussière cosmique incandescente qui brille dans les rayons infrarouges. En analysant cette lumière — spectroscopie et photométrie — les scientifiques ont trouvé 21 disques avec un pouls : les impacts récents brillent plus fort. Dans huit systèmes, la poussière est riche en quartz issu de silicium et d'oxygène — le même que l'on trouve dans les cratères terrestres laissés par les astéroïdes.
Ces découvertes sont les empreintes de poussière de catastrophes semblables à celle qui a créé la Lune. En lisant ces traces, les scientifiques prédisent où, dans les systèmes d'exoplanètes, se produit une grande bomhardement tardif. C'est la clé de l'histoire de l'évolution stellaire et de la formation stellaire. William Herschel a découvert le rayonnement infrarouge, et Michel Mayor et Didier Queloz ont découvert les premières exoplanètes, posant ainsi les fondations de la lecture des chroniques cosmiques.
Une particule de poussière issue d'une telle collision est des centaines de fois plus fine qu'un cheveu humain, mais la masse totale des débris est comparable à une chaîne de montagnes.
Comme le monolithe de « 2001, l'Odyssée de l'espace » — signe d'une intervention extraterrestre — la poussière cosmique raconte des catastrophes cachées.