Longtemps, les trous noirs ont été considérés comme des entonnoirs sans fond. Mais Jacob Bekenstein et Stephen Hawking ont montré qu'ils possèdent une entropie — une mesure de complexité, comme un corps chaud. Un nouveau modèle transforme l'horizon en « miroir duveteux » : son duvet est formé de particules qui ne remplissent la surface qu'à moitié. La lumière incidente fait bouger ces particules de manière coordonnée, comme un courant électrique. La résistance de ce tissu miroir est constante : 377 ohms pour chaque carré, que le trou soit minuscule ou géant. La réflexion dépend de la polarisation — un peu comme l'éclat du velours change selon le sens dans lequel on le caresse. Cela transforme le trou noir en un écho semi-transparent : une partie du rayonnement revient, et après la fusion des trous, des signaux répétés subsistent. Les observatoires gravitationnels cherchent déjà ces résonances. Si on les attrape, nous sentirons pour la première fois la géométrie quantique de l'espace-temps, réconciliant la théorie des cordes et les lois thermiques pour résoudre le paradoxe de l'information.
La résistance électrique de l'horizon est comme une constante cosmique : elle ne change pas, que le trou noir ait la taille d'un atome ou soit un milliard de fois plus massif que le Soleil.
Dans « Interstellar », les héros s'approchent d'un trou noir ; selon ce modèle, leurs signaux radio pourraient se réfléchir sur l'horizon, revenant en un écho glaçant.