Une bouilloire qui bout sur la cuisinière finit par s'évaporer complètement — de même, selon les idées classiques, un trou noir devrait peu à peu disparaître dans un sifflement de rayonnement. Mais que se passerait-il si l'on ajoutait un ingrédient spécial à la bouilloire ? Dans une nouvelle étude, des physiciens ont ajouté un champ scalaire aux équations du trou noir — une sorte de fond omniprésent qui modifie légèrement les règles du jeu.
Il s'avère que cet ajout agit comme un régulateur sur le feu sous la bouilloire. À mesure que le trou perd de la masse, sa gravité de surface (la mesure de la force avec laquelle il attire) diminue d'elle-même. Le rayonnement de Hawking, qui d'habitude réchauffe les environs, devient de plus en plus froid.
Les calculs montrent que l'évaporation ne va pas jusqu'au bout : le trou s'arrête à mi-chemin, se transformant en un résidu froid et stable — minuscule mais massif.
Le plus intéressant, c'est le sort de l'information. On pensait généralement que tout ce qui tombait dans un trou était irrémédiablement mélangé et s'échappait avec le rayonnement. Ici, comme le flux de rayonnement se tarit, l'intrication quantique entre le trou et les particules émises cesse de croître. L'information n'est pas effacée, mais enfermée dans le résidu refroidi, comme une lettre dans un coffre-fort que l'on n'ouvre plus. Cela modifie la célèbre courbe de Page — le graphique qui décrit comment l'information revient du trou — et ce, sans aucune discontinuité ni catastrophe à l'horizon des événements.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2608.07182v1
We investigate the semiclassical Hawking evaporation of a two-dimensional Callan-Giddings-Harvey-Strominger (CGHS) black hole perturbed by first-order Horndeski scalar-tensor couplings. By evaluating the exact scalar curvature invariants, we demonstrate that coordinate singularities near the apparent horizon parametrize a physical deformation of the surface gravity while preserving a strictly regular event horizon. In the linear-order $$\gamma_3 \Phi X$$ coupling sector, the surface gravity and correspondingly the Hawking temperature decreases dynamically as the black hole loses mass. Extrapolating this cooling effect via a resummed temperature equation suggests that evaporation halts, potentially leaving behind a stable, macroscopic cold remnant at the boundary of perturbative control. Utilizing both the conformal trace anomaly and the Robinson-Wilczek gravitational anomaly, we establish that the asymptotic radiation flux identically reflects this geometric shift. Consequently, the fine-grained entanglement entropy of the Hawking radiation departs from linear growth and transitions to an asymptotic logarithmic regime. This indicates that quantum information may be permanently retained within the remnant, altering the standard semiclassical Page curve without requiring a breakdown of horizon regularity.
La gravité de surface d'un trou noir d'une masse solaire est environ 150 milliards de fois plus forte que celle de la Terre — se tenir sur une telle surface reviendrait à essayer de rester sur une balle.
Dans le roman « Les Piliers de la création » de Terry Goodkind, il est fait mention de trous noirs froids qui renferment d'anciens secrets — presque comme les résidus prédits ici.