L'espace n'est pas lisse : il est fait de minuscules « pixels », des cellules quantiques en dessous desquelles rien ne peut être mesuré. Cette limite est appelée le principe d'incertitude généralisé. À cause de lui, même les lois familières pour les trous noirs changent : la formule de Jacob Bekenstein–Stephen Hawking pour leur entropie, c'est-à-dire leur capacité d'information, dépend désormais de la taille du « pixel » spatial.
Les futurs observatoires pourront capter cette ondulation amplifiée et mesurer avec une précision record le paramètre de « pixellisation » β. Pour donner une idée : si l'on agrandissait un atome à la taille de tout l'Univers visible, le quantum minimal d'espace aurait la hauteur d'un arbre.
Si l'on agrandissait un atome à la taille de tout l'Univers visible, la longueur de Planck ne serait que la hauteur d'un arbre moyen.
L'espace granulaire évoque la « mousse quantique » de la science-fiction — la base des trous de ver et des voyages dans le temps.