Les trous noirs de McVittie sont des solutions des équations d'Einstein qui intègrent le champ de Schwarzschild dans un univers en expansion. La question de savoir s'ils peuvent servir de modèles de trous noirs est restée longtemps ouverte. Les travaux antérieurs de Sussman et d'autres ont montré que l'horizon des événements existe, mais que les particules de fluide ne tombent pas dans le trou. Des affirmations récentes sur des courbures infinies à l'horizon nécessitaient une vérification. Ce travail comble cette lacune : il prouve que les observateurs en chute libre atteignent l'horizon et analyse le comportement de la courbure le long de leurs trajectoires.
L'auteur considère une classe d'espaces de McVittie en expansion avec une constante cosmologique non négative et un Big Bang dans le passé. Pour analyser les trajectoires, on utilise les équations des géodésiques de genre temps, réduites à un système autonome. À l'aide de lemmes de monotonie et d'un théorème de sortie d'un compact, on prouve que les géodésiques atteignent l'horizon en un temps propre fini. Ensuite, on calcule les invariants scalaires de courbure d'ordre zéro, un et deux, ainsi que les composantes de courbure dans un repère parallèlement transporté et les champs de Jacobi.
On démontre qu'il existe des géodésiques de genre temps qui atteignent l'horizon du trou noir de McVittie en un temps propre fini. Avec une constante cosmologique positive, tous les invariants scalaires de courbure (d'ordre zéro, un et deux), les champs de Jacobi et les composantes de courbure dans un repère parallèlement transporté sont finis à l'horizon. Avec une constante cosmologique nulle, les scalaires d'ordre zéro et un sont finis, mais le scalaire du second ordre diverge comme γ (facteur gamma). De plus, certaines composantes de courbure dans un repère parallèlement transporté, comme R0i0i, divergent. Cela indique une possible singularité, bien que les champs de Jacobi restent finis.
Ce travail précise l'interprétation des espaces de McVittie comme modèles de trous noirs. Contrairement aux études précédentes, qui se concentraient sur les géodésiques nulles, on montre ici pour la première fois que des particules massives peuvent également tomber dans le trou. Pour Λ=0, on découvre une divergence du second ordre, ce qui remet en question la conclusion standard sur la survie des corps étendus, fondée sur la finitude des champs de Jacobi. Cela souligne l'importance d'analyser les dérivées supérieures de la courbure.
Le sujet pourrait évoluer vers l'étude du comportement des corps étendus en tenant compte des moments multipolaires, comme dans le formalisme de Dixon. Les divergences du second ordre pourraient affecter les équations du mouvement d'un corps avec moment octupolaire. Il serait également prometteur d'étudier l'interaction de champs tests (scalaires, fluides) avec l'horizon, ce qui pourrait éclairer les effets physiques d'une singularité faible.
Les résultats sont importants pour l'astrophysique relativiste et la cosmologie, en particulier pour la modélisation des trous noirs dans un univers en expansion.
La prochaine étape pourrait être le calcul du mouvement des corps étendus en tenant compte des multipôles supérieurs et l'analyse des champs tests près de l'horizon.
Ce travail est lié au problème fondamental de la détermination du sort d'un observateur traversant l'horizon dans les trous noirs cosmologiques. La question de la réalisabilité physique de tels horizons pour Λ=0 reste ouverte en raison des divergences d'ordre supérieur.
Cette section s'adresse à l'auteur du travail et à ses collègues. Les travaux voisins ont été trouvés par une recherche sémantique dans notre archive, et non par correspondance de mots. Nous n'évaluons pas : nous montrons le champ autour.
Ce que fait ce travail
L'étude montre que les particules en chute libre atteignent l'horizon de McVittie en un temps propre fini, contrairement aux particules du fluide qui s'éloignent vers l'infini. Avec une constante cosmologique positive, toutes les courbures sont finies à l'horizon, tandis que pour une constante nulle, les composantes du second ordre divergent, ce qui remet en question la survie des corps étendus.
Où est sa force
La force de ce travail réside dans le fait qu'il démontre pour la première fois que des particules massives peuvent atteindre l'horizon, et qu'il met en évidence une divergence du second ordre lorsque Λ=0, ce qui affine l'interprétation physique de la métrique de McVittie.
Vers où avancer
À essayer
Pourquoi cela peut compter
Si les conclusions concernant la divergence du second ordre se confirment, cela pourrait modifier notre compréhension de ce qui constitue un trou noir dans un univers en expansion, et influencer les modèles d'accrétion et d'évaporation.
Travaux voisins dans notre archive
L'archive est vide autour de ce travail : l'analyse la plus proche n'est qu'à 0.58, contre 0,64 d'ordinaire. Il semble qu'on ait peu foré à côté.
Les particules du fluide cosmique dans le modèle de McVittie ne tombent pas dans le trou noir, mais s'échappent vers l'infini, tandis que les observateurs en chute libre atteignent l'horizon en un temps fini.