Les naines brunes sont des « étoiles ratées » qui n'ont pas réussi à allumer leur fournaise nucléaire. Plus massives que les planètes mais plus légères que les étoiles, elles ressemblent à de gigantesques mixeurs atmosphériques : leurs intérieurs sont brûlants, leurs couches supérieures relativement fraîches, et de puissants courants secouent ce mélange. Grâce à la spectroscopie (la décomposition de la lumière en couleurs) sur le télescope James Webb, les scientifiques ont détecté de la phosphine dans Wolf 1130C. Ce gaz, connu sur Jupiter, s'y trouve à une concentration dix fois plus élevée que ce qui avait été observé auparavant.
Curieusement, sur Terre, ce gaz sent la pourriture, tandis que le « cocktail » cosmique se mélange sans odeur. Désormais, les astronomes peuvent utiliser de tels marqueurs chimiques pour distinguer plus nettement les exoplanètes géantes des naines brunes.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2510.03916
The atmospheres of low-temperature brown dwarfs and gas giant planets are expected to contain the phosphine molecule, PH$$_3$$ However, previous observations have shown much lower abundances of this molecule than predicted by atmospheric chemistry models. We report JWST spectroscopic observations of phosphine in the atmosphere of the brown dwarf Wolf 1130C. Multiple absorption lines due to phosphine are detected around 4.3 $${\mu}$$m, from which we calculate a phosphine abundance of 0.100$$\pm$$0.009 parts per million. This abundance is consistent with disequilibrium atmospheric chemistry models that reproduce the phosphine abundances in Jupiter and Saturn, and is much higher than abundances previously reported for other brown dwarfs or exoplanets.
Sur Terre, la phosphine accompagne les marais en décomposition, mais dans l'espace, elle naît dans les profondeurs et est emportée par des ouragans.