Êtes-vous l'un des auteurs de cet article ? Envoyez-nous un e-mail depuis votre adresse professionnelle ou institutionnelle en mentionnant l'ID arXiv de cet article, et nous vous vérifierons pour vous donner accès à la modification de cette page.
Le projet ExoClock a mis à jour les données de transit de 620 exoplanètes, améliorant la précision d'un facteur dix.
📄 Version "Simple" affichee, "Populaire" n est pas encore prete. Ajoutez-le aux favoris pour aider a la prioriser.
Les horaires de bus dérivent : si on ne les vérifie pas, on rate le bus. Les planètes d'autres étoiles ont le même problème : leurs passages devant le disque se décalent progressivement. Le projet ExoClock a combiné 30 000 observations depuis la Terre et l'espace pour affiner l'horaire de 620 mondes lointains. Pour 45 % des planètes, les transits se sont avérés décalés de plusieurs heures.
Les plus capricieuses — 277 cibles de la mission TESS — traversent le disque en quelques minutes ou se noient dans l'éclat de leur étoile. Pour les repérer, les astronomes ont synchronisé des dizaines de petits télescopes, comme des photographes guettant un sourire sur une photo de groupe. Résultat : pour 45 % des planètes, l'horaire des transits a été mis à jour, et la précision du moment d'arrivée a été décuplée. Certaines d'entre elles présentent des variations de transit — elles sont périodiquement tirées par la gravité invisible de voisins, révélant des mondes secrets.
Un atelier ouvert : toutes les données et tous les outils sont accessibles à tous, du scientifique à l'écolier.
Désormais, James Webb et d'autres géants pourront planifier leurs observations avec une précision d'apothicaire et ne pas manquer le moment où une planète passe devant son étoile pour étudier son atmosphère.
La précision des prévisions a été multipliée par 10 : désormais, le moment du transit peut être prédit avec une marge de quelques minutes, et non plus de quelques heures.