Des scientifiques ont proposé un modèle où la force mystérieuse (énergie noire) possède une sorte d'inertie : elle met du temps à réagir, comme un pendule lourd. De ce fait, l'expansion de l'Univers ne s'accélère pas éternellement, mais s'amortit, tel un pendule dans du miel épais. Le frein, c'est le chaos — l'entropie aux confins du cosmos observable (une idée proche des travaux de Jacob Bekenstein).
Au final, l'expansion s'arrête complètement. La scène même de l'univers — la courbure de l'espace-temps — devient parfaitement plate et vide, comme une table bien lisse. La vérification avec les données sur la fuite des galaxies montre un excellent accord avec le modèle, même meilleur que les théories standard. Rebondissement inattendu : le modèle prédit que dans l'Univers primordial, le rythme de l'expansion aurait pu trembler imperceptiblement — comme des rides à la surface. Pour l'instant, ces frémissements ne sont pas visibles, mais les futurs télescopes pourraient les capter.
Ni explosion, ni contraction — juste qu'à un moment, le cosmos cesse de changer, comme un lac figé.
Cela rappelle la « mort thermique » de la nouvelle d'Isaac Asimov « La Dernière Question » — une extinction silencieuse sans renaissance.