On trouve des microplastiques jusque dans les glaciers de montagne et dans notre nourriture. La spectroscopie classique — l'analyse par la lumière — exigeait des détecteurs coûteux pour le rayonnement infrarouge invisible. La nouvelle méthode contourne ce problème : l'appareil crée une paire de jumeaux de lumière. L'un des jumeaux (infrarouge) fait vibrer les molécules de plastique — des chaînes de carbone et d'hydrogène — comme les cordes d'une guitare. L'autre (visible) capte ces vibrations et transmet l'image à une caméra ordinaire — celle qu'on trouve dans chaque smartphone. Grâce aux variations de luminosité du signal, le détecteur distingue instantanément le plastique d'un emballage ou d'une bouteille. Le dispositif, de la taille d'un poing, fournit 100 mesures par seconde sans refroidissement à l'azote ni lasers encombrants. Bientôt, des analyseurs de poche pourront tester l'eau d'un ruisseau directement sur place.
En moyenne, chaque litre d'eau en bouteille contient environ 240 000 particules de microplastique, soit deux fois plus que dans l'eau du robinet.
Un véritable tricordeur de Star Trek : en une seconde, il détermine la composition d'un objet.