An interferometer is an instrument that measures physical quantities by analyzing interference patterns of waves.L'interféromètre est un instrument de mesure qui fonctionne par interférence — l'addition des ondes. Dans le schéma de Michelson, un faisceau lumineux est divisé en deux, envoyé le long de deux trajets perpendiculaires, puis recombiné. L'intensité du faisceau recombiné dépend de la coïncidence des crêtes d'onde : si elles coïncident parfaitement, la lumière est amplifiée ; si elles sont en opposition, elle s'annule. La moindre variation de longueur d'un trajet se traduit par un changement de figure, permettant de détecter des déplacements de l'ordre d'une fraction de longueur d'onde lumineuse.
En 1881, Michelson a construit un interféromètre pour détecter le « vent d'éther ». Le résultat négatif de l'expérience de 1887 (avec Morley) a conduit Einstein à la relativité restreinte. L'idée d'utiliser l'interférométrie laser pour rechercher les ondes gravitationnelles a été proposée dans les années 1960, mais ce n'est que dans les années 1990 que Weiss, Thorne et Drever ont développé LIGO. En 2015, l'instrument a enregistré la première bouffée d'ondes gravitationnelles issue de la fusion de trous noirs.
Le principe de fonctionnement est la superposition des ondes. L'intensité résultant de l'addition de deux faisceaux cohérents est I = I₁ + I₂ + 2√(I₁I₂) cos Δφ, où Δφ est la différence de phase. Un déplacement de trajet d'une demi-longueur d'onde change le cosinus en son opposé, provoquant un décalage de la figure d'interférence. La sensibilité est améliorée en utilisant des configurations multi-faisceaux, l'accumulation du signal dans des cavités résonantes et la suppression active des vibrations. Dans LIGO, le faisceau laser parcourt les bras des centaines de fois, amplifiant l'effet de l'onde gravitationnelle sur l'espace-temps.
Les interféromètres LIGO et Virgo détectent les ondes gravitationnelles, et dans l'industrie, ils contrôlent la forme des lentilles et des miroirs avec une précision nanométrique.
Les détecteurs LIGO mesurent des déplacements de miroirs de 10⁻¹⁸ mètre, mille fois plus petit que le proton. Pour atteindre une telle sensibilité, il a fallu prendre en compte l'agitation thermique des atomes et le bruit sismique.


















