Au centre d'un trou noir se trouve la singularité, le point où la courbure de l'espace-temps devient infinie. Les trous noirs peuvent changer d'état, tout comme l'eau gèle ou bout. Habituellement, on détecte ces transformations en observant le comportement des environs du trou. Mais une nouvelle étude propose d'écouter le pouls de la singularité elle-même.
Lorsque le trou est calme, cet exposant varie de manière régulière, comme un rythme constant. Lorsqu'il traverse une transition de phase, le pouls devient saccadé, chaotique. Au point critique, où la distinction entre les phases disparaît, les deux rythmes se confondent. Le plus surprenant, c'est qu'au-delà de ce point, une ligne régulière émerge, qui ne correspond à aucune frontière connue entre les états. Ainsi, en écoutant le pouls de la singularité, on peut déterminer l'état global du trou noir sans avoir à regarder à l'intérieur.
L'exposant de Kasner, initialement conçu pour décrire la contraction de l'Univers lors du Big Crunch, est devenu un outil pour étudier les trous noirs.
Dans le roman de Carl Sagan « Contact », la singularité servait de pont vers d'autres mondes ; désormais, cette fantaisie acquiert une base mesurable.