Un morceau de métal chauffé à blanc dans un four, c'est comme une poêle sur la cuisinière : plus la chaleur est forte, plus elle se propage vite dans votre main si vous la touchez. Mais à des températures où le métal est proche de la fusion, mesurer cette vitesse devient très difficile : les capteurs adhèrent mal, la chaleur s'échappe dans l'air, et l'échantillon lui-même émet de la lumière qui perturbe les instruments.
La nouvelle méthode contourne ces obstacles. Un laser frappe un point minuscule à la surface, et une caméra infrarouge observe comment la chaleur se propage à partir de ce point. En comparant la température au point de chauffe et celle du reste du métal, on peut calculer la capacité du matériau à conduire la chaleur. C'est un peu comme évaluer la force d'un jet de pierre en observant les ondulations à la surface de l'eau.
La méthode a également permis de mesurer la façon dont le molybdène émet de la lumière à l'état solide et liquide. Ces données sont nécessaires pour fabriquer des pièces qui travaillent dans une chaleur extrême : avions hypersoniques, réacteurs nucléaires et impression 3D par laser de métaux.
Ainsi, un morceau de métal chauffé à blanc cesse d'être une énigme : on peut désormais connaître ses propriétés thermiques avec précision, sans même le toucher.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.09873
Advances in next-generation hypersonic hot structures, high heat-flux fusion or fission components, and laser based additive manufacturing depend on reliable solid state thermal conductivity data at high and ultrahigh temperatures, where conventional measurements become increasingly sensitive to contact resistances, uncertain boundary conditions, and nonlinear radiative losses. Building on our initial demonstration of ultrahigh temperature steady-state temperature differential radiometry (SSTDR), we present a substantially more robust platform aimed at making high temperature thermal and radiative property measurements more routine. The method integrates lock-in infrared thermography with a spatially localized, modulated perturbation laser to form a conduction dominant differential observable along with hyperspectral pyrometry and a validated 2D axisymmetric steady state heat transfer model. Using high purity molybdenum as a benchmark, we report solid state thermal conductivity k(T) from 1500 - 3000 K (to the onset of melting) with uncertainties of 7.9-11 % enabled by comprehensive uncertainty propagation, sensitivity analysis, and bounding studies. We additionally provide normal spectral emittance of molybdenum in both solid and liquid states over 500-1000 nm. These advances establish SSTDR as an accurate, non-contact route for closing the high temperature k(T) data gap while simultaneously producing much needed phase dependent radiative property data for melt adjacent and extreme heat-flux applications. Note: This is a shortened abstract; full version in manuscript.
Le molybdène fond à 2623 °C — c'est plus chaud que la température à la surface de Vénus, la planète la plus chaude du système solaire.