Un composé chimique qui devient supraconducteur à basse température, utilisé ici pour des dispositifs acoustiques.Le nitrure de niobium (NbN) est un composé chimique de niobium et d'azote qui devient supraconducteur à des températures inférieures à environ 16 K (−257 °C). Contrairement à de nombreux supraconducteurs conventionnels, il peut être déposé en couches minces de quelques nanomètres d'épaisseur tout en conservant ses propriétés supraconductrices, ce qui le rend particulièrement adapté aux détecteurs ultra-sensibles et aux dispositifs quantiques. Dans le contexte des articles listés, le NbN apparaît comme un matériau clé dans les dispositifs acoustiques et optiques, tels que les détecteurs supraconducteurs à nanofils pour photons uniques et les détecteurs à inductance cinétique, où sa transition supraconductrice abrupte et sa réponse rapide sont exploitées.
La supraconductivité du nitrure de niobium a été découverte en 1941 par le physicien allemand Justus Mühlensiep et ses collègues, qui ont trouvé une température de transition d'environ 15 K. Son utilisation dans les dispositifs à couches minces s'est développée bien plus tard, à partir des années 1980, grâce à l'amélioration des techniques de fabrication.
Dans le NbN, les électrons forment des paires de Cooper en dessous de la température critique, permettant un courant sans perte. Lorsqu'un photon ou un phonon unique frappe un nanofil de NbN, il brise localement les paires de Cooper, créant un point chaud non supraconducteur qui augmente momentanément la résistance. Cette variation de résistance est amplifiée en une impulsion électrique mesurable, permettant la détection de particules ou de quanta individuels. La température critique élevée du matériau par rapport à d'autres supraconducteurs et sa capacité à former des films très minces et uniformes le rendent pratique pour de telles applications.
Le NbN est largement utilisé dans les détecteurs supraconducteurs à nanofils pour photons uniques en optique quantique, en distribution quantique de clés et en observations astronomiques, ainsi que dans les bolomètres à électrons chauds pour la détection térahertz.
La température de transition supraconductrice du nitrure de niobium est plus du double de celle du niobium élémentaire (9,2 K), bien que le niobium en soit le constituant principal.






















