Les étoiles à neutrons sont les vestiges ultra-denses d'étoiles, où la matière est comprimée à l'extrême, comme l'a décrit Subrahmanyan Chandrasekhar. Les magnétars en sont une variété avec un champ magnétique un million de milliards de fois plus fort que celui de la Terre. Habituellement, lorsque la lumière passe près d'un corps massif, elle est déviée par la déformation de l'espace-temps — c'est l'effet de lentille gravitationnelle. Mais chez les magnétars, le champ magnétique ajoute une seconde lentille : la lumière est courbée encore davantage. C'est comme regarder à travers des lunettes à double foyer : l'une due à la gravité, l'autre au magnétisme. Sans tenir compte de cette seconde lentille, l'erreur sur le rayon atteint 10 %.
Les futurs télescopes, en analysant les scintillements des pulsars (découverts par Jocelyn Bell Burnell), préciseront les dimensions des étoiles à neutrons. Cela donnera la clé pour comprendre la matière hyperdense, inaccessible sur Terre. Et 10 %, ce n'est pas un simple chiffre : pour une étoile à neutrons, c'est la frontière entre la stabilité et l'effondrement en trou noir.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2605.17048
Magnetars are among the most extreme laboratories in the universe, harboring surface magnetic fields reaching $$10^{15}$$~G. At these supercritical scales, Maxwell's linear electrodynamics is superseded by Nonlinear Electrodynamics (NLED). While vacuum birefringence has provided initial observational evidence for these effects, its broader impact on photon propagation remains largely unexplored. In this work, we demonstrate that NLED significantly alters photon propagation in the vicinity of magnetars, deviating light from standard null-geodesics. We estimate that neglecting these corrections leads to relative errors in inferred stellar radii by means of ray-tracing techniques of approximately $$10\%$$. Furthermore, we find that NLED induces a systematic minimal travel-time delay of approximately $$350~n$$s, a value that already far exceeds the $$100$$~ns temporal resolution of missions like NICER. These results are critical for the interpretation of X-ray pulse profiles from current and future observatories, such as eXTP, which rely on high-precision light-bending and timing models to determine neutron-star masses and radii. Finally, our results underscore the role of magnetars as a vital window into the physics of superdense matter and supercritical fields, and we briefly highlight other astrophysical observables--such as glitches and antiglitches--that may be affected by NLED.
Un magnétar avec un champ de 10¹⁵ G pourrait démagnétiser toutes les cartes bancaires jusqu'à 100 000 km de distance — soit le quart du chemin vers la Lune.