Les données d'un seul scan CT équivalent à plusieurs longs métrages. TCAM-Diff contourne ce goulot d'étranglement : le programme compresse la vue tridimensionnelle en trois projections d'ombre, un peu comme un sculpteur qui reconstituerait une statue à partir de ses silhouettes sur trois murs. Les esquisses obtenues ne contiennent que les contours essentiels, mais le réseau de neurones, tel un sculpteur expérimenté, complète les détails manquants, puis assemble un modèle complet de l'organe. Un mécanisme spécial vérifie constamment les trois angles pour ne pas déformer l'anatomie, à la manière d'un artiste qui regarde ses esquisses de différents points de vue pour assurer leur cohérence.
Les essais sur des images du cerveau, du pancréas et du côlon ont montré que la méthode surpasse les approches similaires avec une taille de données compressées aussi modeste. La grande surprise : les trois projections d'ombre occupent ensemble moins d'espace qu'une seule photo de téléphone, ce qui ouvre la voie à un diagnostic tridimensionnel quasi instantané, même avec une connexion Internet lente.
La visualisation tridimensionnelle d'un seul patient en haute résolution peut occuper jusqu'à plusieurs gigaoctets, soit environ 500 photos sur un smartphone.
Dans les films de science-fiction, les médecins font tourner des hologrammes d'organes internes avec leurs mains. TCAM-Diff rapproche la création de tels modèles en temps réel.