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La queue en rayons X d'une étoile rapide coïncide avec l'émission gamma — les particules s'échappent en ligne droite, comme un jet d'eau.
Le pulsar PSR J1740+1000 est une étoile de la taille d'une ville qui tourne plus vite qu'un mixeur de cuisine. Après l'explosion d'une supernova, il en reste un noyau dense qui accélère des particules à des vitesses proches de celle de la lumière. Ces particules s'envolent dans l'espace, et on pensait auparavant qu'elles se dispersaient dans toutes les directions, comme les éclaboussures d'une pierre jetée dans l'eau.
La nouvelle image montre que les particules filent en un flux étroit, comme l'eau d'un tuyau d'arrosage, et non en éventail.
Le télescope Einstein Probe a vu une longue queue en rayons X s'étendant depuis le pulsar. À côté, dans la même direction, le détecteur LHAASO a capté des rayons gamma de très haute énergie. Il s'avère que les deux « queues » coïncident — comme si le jet d'eau était éclairé par une lampe de poche. C'est la première observation où la queue en rayons X d'un pulsar coïncide avec l'émission gamma.
Cette coïncidence s'explique simplement : les mêmes étoiles à neutrons accélèrent des électrons qui émettent des rayons X (comme le néon dans une lampe), puis ces mêmes électrons entrent en collision avec des photons de lumière et produisent des rayons gamma (comme une boule de billard qui en frappe une autre). Cela signifie que les particules n'ont pas besoin d'être réaccélérées en cours de route — elles conservent leur énergie. Elles s'éloignent du pulsar sur une distance d'environ 10 années-lumière, en ligne droite, comme sur des rails.
On pensait généralement que les particules se dispersaient rapidement, comme la fumée dans le vent. Ici, elles restent groupées, comme si un invisible canal magnétique les guidait.