Un détecteur d'ondes gravitationnelles au sol de troisième génération proposé, avec une haute sensibilité.Le télescope Einstein est un observatoire souterrain d'ondes gravitationnelles proposé, conçu comme un détecteur de troisième génération avec une sensibilité environ dix fois supérieure à celle des instruments actuels comme LIGO et Virgo. Il serait constitué de trois interféromètres imbriqués disposés en triangle, chacun avec des bras de 10 kilomètres de long, permettant la détection d'ondes gravitationnelles provenant de beaucoup plus loin et sur une gamme de fréquences plus large. Cela permettrait d'observer les fusions d'étoiles à neutrons et de trous noirs dans la majeure partie de l'univers observable, ainsi que les ondes continues émises par les étoiles à neutrons en rotation et peut-être un fond stochastique provenant de l'univers primordial.
Le concept a été proposé pour la première fois en 2010 par un consortium européen, et la conception a été affinée depuis, le projet étant actuellement en phase de préparation pour la construction en Europe.
Comme les détecteurs actuels, il utilise l'interférométrie laser : une onde gravitationnelle qui passe étire un bras et comprime l'autre, modifiant la figure d'interférence de la lumière laser. Le télescope Einstein améliore la sensibilité en utilisant plusieurs interféromètres avec des longueurs de bras différentes, des miroirs cryogéniques pour réduire le bruit thermique, et un écrasement quantique avancé pour dépasser la limite quantique standard. Être construit sous terre réduit le bruit sismique, et la disposition triangulaire permet la mesure simultanée des deux polarisations de l'onde.
Il permettra de réaliser des tests de précision de la relativité générale, de mesurer l'équation d'état des étoiles à neutrons, et de sonder la cosmologie en mesurant la constante de Hubble indépendamment des autres méthodes.
Le télescope Einstein serait assez sensible pour détecter les ondes gravitationnelles provenant d'une fusion d'étoiles à neutrons à une distance de 18 milliards d'années-lumière — soit presque tout l'univers observable.

















