À la fin des années 1990, des astronomes, dont Saul Perlmutter, ont découvert que l'univers est en expansion accélérée. La cause a été nommée énergie noire — une force invisible qui gonfle le cosmos. Longtemps considérée comme constante, les données récentes du télescope DESI, qui étudie des millions de galaxies grâce à leur lumière, ont montré qu'il y a environ 6 milliards d'années, l'énergie noire a changé de comportement, franchissant un seuil critique au-delà duquel son influence devient encore plus étrange. Les physiciens décrivent ce champ comme une sorte de pendule. Dans le modèle habituel, un pendule ne rencontre aucune résistance et oscille indéfiniment. Mais si on le plonge dans un fluide très visqueux, il commence à perdre de l'énergie à cause du frottement. De même, l'énergie noire subit un « frottement » extrêmement faible qui dissipe son énergie et modifie l'accélération de l'expansion de l'univers. Aucune hypothèse exotique — juste une perte d'énergie naturelle. Auparavant, une telle transition laissait présager un « Big Rip » — une fin catastrophique — mais ce frottement doux écarte ce scénario.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2606.04886
DESI results preferring an evolving dark energy component that appears to cross the phantom-divide in the recent past has raised a lot of interest in exploring the nature of dark energy. We present here a simple dissipative dark energy scenario that can explain both the evolving nature of dark energy as well as its crossing of the phantom-divide without invoking any pathological phantom-like dynamics for the quintessence field. We show that even weak dissipation of the quintessence is enough to explain the current DESI observations.
La densité de l'énergie noire est si faible que dans un volume équivalent à celui de la Terre, elle ne représenterait que quelques kilogrammes — mais à l'échelle du cosmos, elle détermine le destin de l'univers.