Le monde quantique est plein de surprises. Dans l'oscillateur paramétrique de Kerr — un dispositif où la lumière est piégée dans un anneau et excitée par un champ externe — on a récemment observé une chose étrange : des paires de niveaux d'énergie fusionnent dans une étreinte. Les physiciens ont appelé cela le « baiser spectral » spectroscopie.
Mais les conditions idéales n'existent pas. Il y a toujours du frottement, des fuites, du bruit. Les auteurs de l'étude ont montré que, dans le régime de dissipation faible, l'état stationnaire du système garde la mémoire du baiser. Les valeurs propres de la matrice densité — qui décrit l'état en tenant compte du frottement — forment des paires presque dégénérées, tout comme dans le cas isolé. Lorsque le frottement augmente, les paires se séparent et le baiser s'estompe. Analytiquement, ils ont réussi à trouver les limites : où la fusion commence et où elle disparaît lors de la transition de phase dissipative.
La transition de phase dissipative rappelle la congélation de l'eau : à un certain niveau de bruit, le système se comporte d'une manière, à un autre, il change qualitativement de comportement.