Le gyrin, après avoir heurté une paroi, inverse sa rotation et longe celle-ci. Cette logique est intégrée dans un modèle virtuel de microparticules. Chacune agit comme un minuscule moteur : elle tourne, et lors d'une collision avec un obstacle ou un voisin, elle change le sens de rotation. Au lieu de la croissance du désordre, habituelle pour les systèmes, les particules organisent elles-mêmes une superposition de mouvements, semblable à des écoulements de plasma. Ainsi naissent des flux parois stables — des jets qui ne se dissipent pas, quelle que soit la forme du récipient. Leur nature est liée à la dualité onde-corpuscule et est protégée par la topologie, dont le calcul a nécessité de faire appel à la théorie de l'information quantique, et pour l'observation, à des méthodes d'interférométrie. Une multitude de particules se sépare en gouttes denses et en gaz raréfié, et à leur interface naissent des écoulements tout aussi indestructibles. L'idée a été confirmée avec un gyrin jouet vibrant : après avoir heurté une paroi, il se mettait effectivement à courir le long de celle-ci en changeant de rotation. Cette découverte jette les bases du micro-transport en médecine et explique le mouvement des cellules dans les tissus, poursuivant les réflexions de Boltzmann sur l'ordre issu du chaos, la théorie des transitions de phase de Landau et le calcul quantique de von Neumann.
Les auteurs ont testé l'idée avec un gyrin jouet vibrant : après une collision avec une paroi, il se mettait effectivement à courir le long de celle-ci, en inversant le sens de rotation, comme dans le modèle.
Cela rappelle le robot en métal liquide T-1000 de « Terminator 2 » : lui aussi contourne les obstacles et crée des flux directionnels.