Un laser puissant frappe un semi-conducteur, et celui-ci répond par une lumière à de nombreuses fréquences — telle une corde qui résonne en un chœur d'harmoniques. Auparavant, on utilisait cela en spectroscopie pour observer des processus ultrarapides. Mais désormais, les physiciens ont remarqué que les harmoniques ne sont pas indépendantes : elles se comportent comme si elles étaient reliées par des fils invisibles.
En mesurant les clics des détecteurs avec la précision d'instruments photométriques, les scientifiques ont prouvé que cette lumière est quantique, et de surcroît comprimée et intriquée. La lumière comprimée ressemble à un crayon qui ne tremblerait que dans une seule direction, traçant un trait parfait dans l'autre — l'entropie quantique se redistribue, rendant le signal plus précis. L'intrication lie les photons de différentes harmoniques : la modification de l'un se répercute instantanément sur l'autre. C'est comme si les harmoniques partageaient une même télécommande.
Ainsi, un cristal ordinaire devient une usine à lumière quantique pour les communications sécurisées et le calcul. Ces travaux s'appuient sur ceux de Roy Glauber et Alain Aspect. Et l'harmonique la plus rapide clignote à une fréquence qui, en une seconde, dépasse le nombre d'années écoulées depuis le Big Bang — ouvrant une fenêtre sur le monde de l'instant.
L'harmonique la plus haute fréquence scintille si vite qu'en une seconde, elle clignote plus de fois que l'Univers n'a vécu d'années.
Dans la science-fiction, les particules intriquées servent depuis longtemps de pont pour une communication instantanée à travers les galaxies — et cette expérience fait un pas vers une telle technologie.