L'observatoire automatique MMT9 a mesuré pendant cinq ans la luminosité des satellites Starlink et OneWeb par photométrie (mesure précise de la lumière). Le résultat a surpris : les VisorSat, équipés de visières pour atténuer leur éclat, sont devenus plus brillants de 0,6 magnitude, tandis que les OneWeb, au contraire, se sont assombris de 0,4. L'échelle est ici inversée : plus le nombre est petit, plus l'objet est brillant. Ainsi, « augmentation de luminosité » signifie en réalité une diminution du chiffre.
Ces changements sont comme si, sur une route sombre, certains phares s'allumaient soudainement plus fort, tandis que d'autres s'affaiblissaient. Une telle instabilité gêne les astronomes : les exoplanètes sont recherchées en détectant de faibles baisses de lumière des étoiles lors de la méthode du transit, et un satellite qui traverse le champ de vision éblouit l'image, simulant un faux signal. Des projets comme le télescope « Kepler », lancé sous la direction de William Borucki, et les observations modernes suivant les méthodes de David Charbonneau, peuvent perdre des données précieuses à cause de cela.
Les opérateurs de satellites devraient tenir compte des tendances à long terme et rendre leurs engins plus sombres et plus stables. Sinon, le trafic céleste risque de passer d'une nuisance agaçante à un véritable obstacle pour la science.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.13145
Magnitudes recorded from 2021 through 2026 for Starlink VisorSats reveal brightening of 0.6 magnitudes, while those of OneWeb show dimming of 0.4. Both trends are significant at 3 sigma. This study is based on 1.6 million magnitudes recorded by the MMT9 robotic observatory.
L'échelle de luminosité astronomique est inversée : plus un objet est brillant, plus son nombre est petit. Ainsi, « une augmentation de luminosité de 0,6 » signifie que la valeur numérique a diminué de 0,6. Ce système a été inventé par les astronomes de l'Antiquité, qui ont divisé les étoiles visibles en six magnitudes, de la première (les plus brillantes) à la sixième (les plus faibles).