Une nouvelle étude de 38 systèmes abritant des Jupiter chauds autour de naines rouges révèle qu'une étoile sur trois possède un compagnon stellaire lointain. Parmi les naines rouges ordinaires, seules une sur vingt est en couple — soit une différence de 6,5 fois. L'exemple typique est TOI-5628Ab : une géante gazeuse dont l'année dure quatre jours, accompagnée d'une naine blanche voisine. C'est le noyau refroidi d'une étoile qui s'est gonflée en géante rouge il y a seulement 530 millions d'années ; la planète a survécu à ce cataclysme.
Le mécanisme évoque un manège : le compagnon lointain, comme s'il tirait sur une corde, étire l'orbite en ellipse. Lors du rapprochement avec l'étoile, les forces de marée freinent la planète, qui se stabilise sur une orbite serrée — c'est la migration planétaire, propulsée par l'évolution de la voisine. Les calculs (spectroscopie et photométrie) confirment que le processus s'étale sur 10 milliards d'années. La Métallicité de l'étoile ne joue aucun rôle.
Les Jupiter chauds ont été découverts en 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz ; la méthode du transit, perfectionnée par David Charbonneau, a permis d'en trouver des milliers.
La naine blanche du système TOI-5628 s'est refroidie il y a seulement 530 millions d'années, alors que son étoile ancêtre a vécu des milliards d'années — la planète a survécu quand sa voisine s'est transformée en géante rouge.
Le système TOI-5628 rappelle Tatooine de « Star Wars », sauf que l'un des deux soleils est déjà éteint.