instrument

détecteur ATLAS

Un détecteur de particules à usage général au Grand collisionneur de hadrons qui enregistre les produits des collisions.
17 articles liés

Description

ATLAS est l'un des deux détecteurs de particules à usage général du Grand collisionneur de hadrons (LHC) au CERN, conçu pour enregistrer les débris issus des collisions de protons à haute énergie. C'est un instrument cylindrique à plusieurs couches qui entoure le point de collision, capturant les trajectoires, les énergies et les identités des particules produites lors de chaque événement. En tant que détecteur à usage général, ATLAS est conçu pour étudier un large éventail de phénomènes physiques, allant du boson de Higgs et du quark top à la recherche de matière noire et de nouvelles particules.

Histoire

ATLAS a été proposé au début des années 1990 et approuvé en 1994, avec une construction achevée en 2008. Il a été conçu et construit par une collaboration de milliers de physiciens et d'ingénieurs du monde entier.

Comment ça marche

ATLAS est constitué de sous-détecteurs concentriques, chacun spécialisé dans une tâche différente. Le trajectographe interne mesure les trajectoires des particules chargées dans un champ magnétique, les courbant pour révéler leur impulsion. Les calorimètres absorbent et mesurent l'énergie des électrons, des photons et des hadrons. Le spectromètre à muons, le plus externe, également dans un champ magnétique, identifie les muons, qui pénètrent la plupart des matériaux. Un puissant système de déclenchement sélectionne les événements les plus intéressants, les enregistrant pour une analyse hors ligne.

En pratique

Au-delà de la physique fondamentale, ATLAS a stimulé des avancées dans la technologie des détecteurs, le traitement des données et le calcul en grille, qui ont trouvé des applications dans l'imagerie médicale et l'analyse de données à grande échelle.

Anecdote

Le détecteur ATLAS mesure 46 mètres de long, 25 mètres de diamètre et pèse environ 7 000 tonnes — soit à peu près le poids de la tour Eiffel.

Concept graph →

Articles liés · 17

Une caméra sans objectif compte les antiprotons grâce aux étincelles d'annihilation
Le faisceau d'antiprotons frappe la plaque, et chaque impact se disperse en une gerbe de particules chargées. Dans l'expérience GBAR au CERN, ce phénomène est observé non pas avec un détecteur complexe, mais avec une caméra industrielle ordinaire sans objectif, plaquée contre la fenêtre à vide depuis l'extérieur.
Radar sans apprentissage : PiVoT transforme le bruit en ordre
Un radar ordinaire évoque un micro dans une foule bruyante : les sons individuels se fondent en une bouillie. PiVoT agit comme un chef d'orchestre qui, au milieu du chaos de l'accordage, reconnaît instantanément chaque instrument. Plutôt que d'énumérer des hypothèses, l'algorithme resserre une boucle autour des cibles les plus probables — voitures, cyclistes, piétons.
Le silence d'un vagabond interstellaire : la chasse aux signaux radio de 3I/ATLAS
3I/ATLAS a fait irruption dans le système solaire comme un invité surprise, un cadeau du destin pour les chasseurs d'intelligence extraterrestre. Ce vagabond comète venu des profondeurs de la Galaxie est passé assez près pour être écouté dans les moindres détails, contrairement aux lointaines exoplanètes.
Optique2026-05-023 minarXiv:2605.01306express
Comment voir un gaz invisible : laser et apprentissage automatique
Cent personnes parlent en même temps dans une grande salle. Vous essayez d'en écouter une seule — mais les voix se fondent, certaines chuchotent, et vous ignorez même l'existence de certaines. C'est à peu près ce que ressent un analyseur de gaz laser classique lorsque des dizaines de substances se mélangent dans une chambre de combustion ou un tuyau d'usine.
Un réseau de neurones apprend à voir les désintégrations du boson de Higgs
Au Grand collisionneur de hadrons, des protons entrent en collision et des dizaines de particules naissent de l'éclair. Parmi elles peuvent se trouver les traces de processus rares – par exemple, la désintégration du boson de Higgs en deux bosons W.
Pluies cosmiques : comment les protons dessinent le portrait de l'atmosphère
Les rayons cosmiques sont des particules qui nous parviennent des confins de l'espace. Lorsqu'une telle particule percute l'atmosphère, elle engendre toute une pluie de nouvelles particules — comme une boule de billard qui brise le triangle et fait partir les boules dans toutes les directions.
L'invisible pris au piège de la lumière
Au Grand collisionneur de hadrons, les protons entrent en collision à une vitesse proche de celle de la lumière. Parfois, ils ne se brisent pas, mais échangent des photons, des particules de lumière.
Le quark top capturé dans une rare danse en solo
En 2017, au Grand collisionneur de hadrons, des protons sont entrés en collision à une énergie de 5,02 TeV.
Des gouttes dans le tourbillon de l'air
Dans l'air turbulent, les gouttes ne volent pas en ligne droite — elles sont ballottées dans tous les sens, comme des poussières dans un rayon de lumière. Les physiciens ont construit une installation qui suit chaque goutte de la taille d'un dixième de l'épaisseur d'un cheveu. Une caméra filme leur mouvement, et un ordinateur reconstitue les trajectoires.
Un phare cosmique dans le Cygne
La galaxie lointaine TXS 2005+403, située dans la constellation du Cygne, se comporte comme un phare dont le faisceau traverse un brouillard. La lumière de son noyau actif — la région où un trou noir supermassif chauffe la matière qui tombe vers lui — croise, sur son chemin vers nous, des nuages de gaz chargé dans notre Galaxie.
Huit collisions qui ont révélé un nouveau processus
Dans le détecteur ATLAS du Grand collisionneur de hadrons, les protons entrent en collision des milliards de fois par seconde. Parmi ce flux, les physiciens ont repêché huit événements où, après l'impact, sont nées simultanément deux particules Z et un photon.
Le quark top pesé au Grand collisionneur de hadrons
À l'intérieur du Grand collisionneur de hadrons, les protons sont accélérés à une vitesse proche de celle de la lumière et entrent en collision frontale. Au point d'impact, un concentré d'énergie naît brièvement, à partir duquel de nouvelles particules peuvent apparaître. L'une des plus lourdes est le quark top.
EveNet : quand un réseau de neurones apprend sur 500 millions de collisions
Dans le détecteur d'un collisionneur, chaque collision de protons laisse une traînée de dizaines de particules, comme les éclaboussures d'une pierre jetée dans l'eau. Démêler ces éclaboussures et comprendre ce qui s'est passé au moment de l'impact est une tâche que l'humain ne peut plus accomplir seul.
Particules fantômes : la chasse aux particules à longue durée de vie dans ATLAS
Un caillou tombe dans un étang, et des cercles se propagent à la surface. Mais parfois, le caillou ne coule pas immédiatement : il glisse sous la surface, parcourt quelques mètres, puis remonte, créant des cercles à un endroit inattendu.
Spins des quarks top : l'intrication au cœur du proton
On lance deux toupies en même temps, dans des directions opposées. Si l'une tourne vers la gauche, l'autre tourne toujours vers la droite, quelle que soit la distance qui les sépare. C'est à peu près ainsi que fonctionne l'intrication quantique, sauf qu'au lieu de toupies, on a des quarks top, les particules les plus lourdes connues.
Quarks top isolés : comment on les capture et on les compte
À l'intérieur des protons, accélérés à une vitesse proche de celle de la lumière, naît parfois une particule plus lourde qu'un atome d'or : le quark top. Elle ne vit que des fractions de seconde et se désintègre, laissant une trace dans le détecteur ATLAS.
Une oreille artificielle pour capter l'énergie des particules
Mesurer l'énergie d'une particule dans le Grand collisionneur de hadrons, c'est un peu comme essayer d'entendre un murmure dans une foule assourdissante. Lors des collisions de protons, une avalanche de particules est produite et leurs signaux se fondent dans une cacophonie.