
L'interaction de particules de haute énergie, dont les traces révèlent les structures internes.Les collisions de particules sont l'outil expérimental principal pour sonder le monde subatomique. Lorsque deux particules, telles que des protons ou des électrons, sont accélérées à de hautes énergies et entrent en collision, l'énergie de la collision peut se matérialiser en de nouvelles particules, ou révéler la structure interne des objets en collision. Les traces laissées par ces particules de débris dans les détecteurs permettent aux physiciens de reconstruire ce qui s'est passé à l'instant de l'impact, fournissant des preuves de l'existence de particules et de forces fondamentales.
La technique a été inaugurée au début du XXe siècle, avec les premières collisions artificielles de particules réalisées par Ernest Rutherford en 1917, qui a utilisé des particules alpha pour désintégrer des noyaux d'azote.
Lors d'une collision, l'énergie cinétique des particules incidentes est convertie en énergie de masse, créant de nouvelles particules qui s'envolent. Les détecteurs suivent les trajectoires, les impulsions et les énergies de ces produits. En analysant les motifs de ces traces, les physiciens peuvent déduire les propriétés de l'interaction d'origine, telles que l'existence de particules intermédiaires de courte durée ou la distribution des quarks et des gluons à l'intérieur des protons.
Les collisions de particules sont utilisées en imagerie médicale (par exemple, les scanners TEP) et en thérapie du cancer (hadronthérapie), ainsi qu'en science des matériaux pour analyser la composition des échantillons.
Le Grand collisionneur de hadrons accélère des protons à 99,9999991 % de la vitesse de la lumière, et chaque collision génère des températures plus de 100 000 fois supérieures à celles du cœur du Soleil.


