Edwin Hubble et Georges Lemaître ont découvert l'expansion de l'univers il y a près d'un siècle. L'un des moyens de la vérifier est le test de brillance de surface : dans un cosmos en expansion, la lumière d'une galaxie lointaine devrait s'estomper comme un dessin sur un film que l'on étire. La relation entre la brillance et le degré d'étirement de la lumière z est donnée par la formule (1+z)−4.
L'analyse de près de sept mille galaxies du catalogue photométrique ASTRODEEP-JWST, obtenu par le télescope James Webb, a montré que la diminution réelle de la brillance est nettement plus faible. Cela contredit le modèle standard de la cosmologie, le modèle Lambda-CDM.
La cause de cet écart est inconnue. Peut-être l'évolution des galaxies ou des propriétés non prises en compte de l'énergie noire jouent-elles un rôle. Mais certains scientifiques évoquent Fritz Zwicky, qui, dès les années 1930, avait suggéré que les photons perdent de l'énergie par « fatigue » plutôt qu'à cause de l'expansion.
Si la lumière « se fatiguait », les galaxies s'estomperaient différemment. C'est précisément cette différence que le test de brillance de surface cherche à détecter — et les données de JWST semblent pencher en faveur de l'hypothèse oubliée.