
Dollo's law is a principle in evolutionary biology stating that complex traits, once lost, are unlikely to re-evolve in the same form.À la fin du XIXe siècle, le paléontologue belge Louis Dollo remarqua une chose étrange : parmi les fossiles, on ne trouvait pas d'êtres qui reproduisaient exactement l'apparence de leurs lointains ancêtres. Il formula une loi : l'évolution est irréversible. Un organisme ne peut pas revenir, même partiellement, à un état antérieur déjà traversé par ses ancêtres. Si un organe disparaît, il ne réapparaîtra pas sous une forme identique. On peut développer quelque chose de similaire — comme les ailes du pingouin devenues des nageoires — mais ce sera une construction différente. La loi de Dollo n'interdit pas le retour à un mode de vie semblable, mais souligne que le chemin génétique et anatomique en arrière est fermé. Trop de mutations aléatoires s'accumulent pour remonter le temps.
Louis Dollo, paléontologue belge travaillant à l'Institut royal des sciences naturelles de Bruxelles, formula sa loi en 1893 en étudiant des reptiles fossiles. Il remarqua que les archives paléontologiques ne contenaient pas d'exemples de retour exact aux formes ancestrales. Ses idées furent développées plus tard par des scientifiques comme Stephen Jay Gould, qui discuta de l'irréversibilité à l'exemple de la carapace des tortues. La génétique moderne confirme la loi : la perte de gènes contrôlant le développement d'un organe rend sa restauration exacte pratiquement impossible.
La loi de Dollo est appliquée en paléontologie et en biologie évolutive pour reconstruire les arbres phylogénétiques. Elle aide à prédire que les espèces ne peuvent pas réacquérir des caractères complexes perdus. Limites d'applicabilité : la loi n'est pas absolue pour les caractères simples, contrôlés par peu de gènes, où une réversion des mutations est possible. Cependant, pour les structures morphologiques complexes, dépendant de nombreux gènes et de leurs interactions, l'irréversibilité est strictement respectée.
La loi explique pourquoi les oiseaux n'ont pas de dents, bien que leurs ancêtres dinosaures en aient eu. En biotechnologie, elle met en garde contre les tentatives de « ressusciter » des espèces disparues sous leur forme antérieure.
Y a-t-il des exceptions ? Parfois, il semble qu'un caractère soit revenu. Par exemple, chez certaines grenouilles, les dents inférieures ont disparu, puis sont réapparues. Mais l'analyse montre qu'il s'agit d'autres dents, apparues de nouveau, et non d'anciennes dents ressuscitées. La loi de Dollo a tenu bon — l'évolution trouve plutôt un chemin détourné que de revenir en arrière.


