Un état hypothétique de neutrino avec une chiralité opposée à celle des neutrinos gauchers observés, pouvant exister dans des dimensions supplémentaires.Les neutrinos droitiers sont des états hypothétiques de neutrinos qui n'interagiraient avec la matière que par la gravité, et non par la force nucléaire faible, ce qui les rend extrêmement difficiles à détecter. Dans le modèle standard de la physique des particules, les neutrinos sont supposés être sans masse et uniquement gauchers, mais l'observation des oscillations des neutrinos implique qu'ils ont une masse, ce qui nécessite l'existence de neutrinos droitiers. Ces particules pourraient être extrêmement lourdes, ce qui expliquerait pourquoi elles ne sont pas observées à basse énergie, ou elles pourraient être légères et stériles, interagissant encore plus faiblement que les neutrinos ordinaires.
Le concept a été introduit dans les années 1970 par plusieurs théoriciens, dont Peter Minkowski, Murray Gell-Mann, Pierre Ramond et Richard Slansky, comme une explication naturelle des masses des neutrinos via le mécanisme de la balançoire.
Dans la théorie de la masse des neutrinos, les neutrinos droitiers sont introduits comme partenaires des neutrinos gauchers observés. Ils peuvent se mélanger avec les neutrinos gauchers par une matrice de masse, et dans le mécanisme de la balançoire, leur masse élevée supprime la masse des neutrinos gauchers, expliquant pourquoi les neutrinos sont si légers. Si les neutrinos droitiers sont légers, ils seraient stériles, c'est-à-dire qu'ils ne participent pas aux interactions faibles, et ne pourraient être détectés que par leurs effets gravitationnels ou par des oscillations avec les neutrinos actifs.
Ils sont candidats à la matière noire et pourraient expliquer l'asymétrie matière-antimatière de l'univers par la leptogenèse, où leurs désintégrations génèrent une asymétrie leptonique qui est convertie en asymétrie baryonique.
Si les neutrinos droitiers sont très lourds, ils auraient pu exister dans l'univers primordial et se désintégrer, créant potentiellement l'excès observé de matière sur l'antimatière.


