Depuis la découverte de l'expansion de l'univers par Edwin Hubble expansion de l'univers, la constante de Hubble est devenue un nombre clé en cosmologie. Cependant, sa valeur précise reste sujette à débat : la différence entre les mesures locales et les déductions du Fond diffus cosmologique (découvert par Arno Penzias), qui porte l'empreinte des premiers instants après le Big Bang, est connue sous le nom de tension de Hubble. On supposait traditionnellement que les mesures locales étaient insensibles aux détails de la cosmologie de fond, mais la précision croissante (approches développées par Adam Riess et d'autres) oblige à reconsidérer cette hypothèse. Les nouvelles données sur l'expansion, obtenues grâce à la spectroscopie de millions de galaxies par l'instrument DESI, indiquant une évolution de l'énergie noire, pourraient considérablement modifier le tableau.
Les auteurs ont utilisé les données du Hubble Distance Network (H0DN) — une combinaison de mesures locales de distances jusqu'à des décalages vers le rouge z ~ 0.1, ainsi qu'un code ouvert pour extraire H0. Pour évaluer l'influence du modèle cosmologique, ils ont fait varier les paramètres de l'énergie noire : dans les modèles wCDM et w0wa, où w est le paramètre de l'équation d'état et wa son évolution. La densité de matière ΩM inclut la matière noire et la matière ordinaire. En utilisant les chaînes de Markov issues de l'analyse conjointe DESI DR2 BAO, des données du CMB et des supernovae de type Ia, ils ont pondéré les valeurs de H0 en fonction de la probabilité des modèles.
Avec un ΛCDM fixe et une densité de matière ΩM=0.3, la valeur locale de H0 est de 73.50 km/s/Mpc. Faire varier ΩM dans des limites raisonnables ne change H0 que de ±0.29 km/s/Mpc, mais des changements plus importants apparaissent avec l'évolution de l'énergie noire. Dans le modèle wCDM avec w éloigné de -1, H0 peut diminuer de 2.7 km/s/Mpc. Dans le modèle w0wa préféré par DESI, avec la relation w0 = -1 - wa/3, le décalage de H0 peut atteindre 2.5 km/s/Mpc. L'analyse conjointe avec CMB et SNIa resserre la plage autorisée : pour DESI+CMB+SNIa, H0 = 73.03 ± 0.81 (stat.) ± 0.11 (modèle) km/s/Mpc, soit 0.5 km/s/Mpc de moins que la valeur de base ; pour DESI+CMB, la réduction est de 1.1 ± 0.38 km/s/Mpc. Ainsi, la prise en compte d'une possible évolution de l'énergie noire réduit la valeur locale de H0.
Il est démontré que les modifications de la cosmologie de fond à faibles décalages vers le rouge peuvent affecter de manière significative les mesures locales de la constante de Hubble — un effet auparavant négligé. Cela ajoute non seulement une incertitude systématique aux mesures directes, mais montre aussi que la tension de Hubble peut être partiellement atténuée par des modifications de l'univers tardif, et non seulement de l'univers primordial. Les résultats de DESI soulignent que le modèle standard de l'expansion de l'univers ΛCDM pourrait être incomplet.
Si les données de DESI se confirment, il faudra réexaminer toutes les mesures locales de H0 en tenant compte d'une énergie noire dynamique. Les futurs relevés, comme Euclid et Roman, fourniront des BAO et des supernovae plus précis, ce qui permettra de mieux contraindre le modèle w0wa. De plus, il sera nécessaire d'étudier des modèles d'énergie noire physiquement motivés, tels que les champs scalaires avec gel, plutôt que de simples paramétrisations phénoménologiques.
Cette recherche affectera le domaine de la règle standard cosmologique, l'étalonnage des distances locales via les supernovae et les céphéides, ainsi que l'interprétation du Fond diffus cosmologique.
Les prochaines étapes comprennent la réanalyse de tous les ensembles de données de distances locales dans le cadre des modèles w0wa, ainsi que le développement de méthodes pour prendre en compte conjointement les incertitudes cosmologiques lors de la mesure de H0.
Ce travail est directement lié au problème de la tension de Hubble — l'incohérence entre les valeurs de H0 provenant de l'univers primordial et de l'univers tardif — ainsi qu'à l'énigme de la nature de l'énergie noire, en particulier son évolution possible dans le temps.
Cette section s'adresse à l'auteur du travail et à ses collègues. Les travaux voisins ont été trouvés par une recherche sémantique dans notre archive, et non par correspondance de mots. Nous n'évaluons pas : nous montrons le champ autour.
Ce que fait ce travail
Les auteurs ont utilisé les données du réseau Hubble Distance Network (H0DN) et un code ouvert pour extraire la valeur locale de la constante de Hubble H0, en faisant varier les modèles cosmologiques d'énergie noire (wCDM et w0wa) et la densité de matière. Ils ont pondéré les valeurs de H0 en fonction des probabilités des modèles, obtenues à partir de l'analyse conjointe de DESI DR2 BAO, du CMB et des supernovae de type Ia. Ils montrent que la prise en compte de l'évolution de l'énergie noire peut réduire la valeur locale de H0 jusqu'à 2.7 km/s/Mpc, atténuant ainsi la tension de Hubble.
Où est sa force
Ce travail démontre que les mesures locales de H0 ne sont pas totalement indépendantes de la cosmologie de fond, et quantifie la systématique de modèle souvent ignorée auparavant. Cela ouvre la possibilité de réconcilier les valeurs locales et globales de H0 grâce à des modifications de l'Univers tardif.
Vers où avancer
À essayer
Pourquoi cela peut compter
Si les mesures locales de H0 sont effectivement sensibles au modèle d'énergie noire, cela change l'interprétation de la tension de Hubble et souligne la nécessité d'une analyse conjointe des données locales et globales dans le cadre de cosmologies étendues.
Travaux voisins dans notre archive
Le travail le plus proche de l'archive se situe à 0.67 par le sens — le niveau habituel de notre corpus.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2606.05358v1
Measurements of baryon acoustic oscillations (BAO) by the Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI) have revealed evidence for dark energy that evolves. If local distance measurements are analyzed with the $$w_0w_a$$ models preferred by the DESI measurements, the value for the Hubble constant can be as much as $$2.5\,\mathrm{km\,s^{-1}Mpc^{-1}}$$ smaller than the value obtained assuming $$\Lambda$$CDM. When these $$w_0w_a$$ models are further constrained by cosmic microwave background (CMB) and type Ia supernova (SNIa) data, the downward shift is $$1.1 \pm 0.38\,\mathrm{km\,s^{-1}Mpc^{-1}}$$ (DESI + CMB) and $$0.5 \pm 0.1\,\mathrm{km\,s^{-1}Mpc^{-1}}$$ (DESI + CMB + SNIa). The dependence of local determinations of $$H_0$$ on the background cosmology, combined with the fact that the low-redshift cosmology is not well constrained, is relevant to the Hubble tension.
En près d'un siècle de mesures de la constante de Hubble, sa valeur est passée de 500 km/s/Mpc (obtenue par Edwin Hubble lui-même) à environ 73 avec une précision d'environ 1%. Malgré cela, le mystère de la tension de Hubble reste non résolu.