L'origine des positons est une énigme de l'astrophysique. Le fond photonique cosmique (CPB), qui inclut le Fond diffus cosmologique découvert par Arno Penzias et Robert Woodrow Wilson, ainsi que d'autres composantes, représente un vestige du Big Bang. On pensait que la création de paires électron-positon n'était efficace que dans des champs de rayonnement denses, mais les volumes immenses dus à l'loi de Hubble (découverte par Edwin Hubble) rendent l'interaction des photons du CPB entre eux une source inévitable de paires.
Le CPB a été décomposé en 28 corps gris obéissant à la loi de Planck. L'évolution de leurs amplitudes avec le décalage vers le rouge a été modélisée à partir des fonctions de luminosité des quasars, des supernovae, des noyaux actifs de galaxie et des régions de formation stellaire. Le taux de naissance des paires a été obtenu en intégrant la section efficace de la réaction gamma-gamma sur l'énergie et les angles, en tenant compte de l'expansion de l'univers via le paramètre de Hubble. Les pertes d'énergie des paires dans le Milieu interstellaire incluaient l'ionisation, les pertes plasma et la diffusion Compton inverse.
Le taux de naissance des paires croît de 2×10⁻³⁶ cm⁻³ s⁻¹ dans l'univers local jusqu'à un pic de 1.8×10⁻³¹ cm⁻³ s⁻¹ à z≈2.7, suivant l'histoire de la formation stellaire. Au total, jusqu'à z=10, environ 10⁵⁴ positons naissent par seconde. Le spectre d'injection est une loi de puissance avec un indice de −1 et une coupure à environ 1 TeV. Le rayonnement Compton secondaire sur le Fond diffus cosmologique constitue 10 à 20 % du fond gamma cosmique (rayons cosmiques) dans la gamme de 1 à 100 MeV, réduisant l'écart entre modèles et observations sans faire appel à la matière noire.
Ce processus établit un fond minimal pour toute étude du fond gamma et réduit le besoin de sources exotiques telles que l'annihilation de particules de matière noire. Les incertitudes sont liées à la mauvaise connaissance du CPB dans l'ultraviolet et la gamme du MeV.
Une meilleure mesure du CPB, en particulier du Fond diffus cosmologique et du fond ultraviolet, ainsi que des modèles détaillés des quasars et des supernovae, réduira les erreurs. Les futurs télescopes gamma pourront isoler cette composante directement.
Ce travail influence la cosmologie, la physique des rayons cosmiques et l'astronomie gamma.
La prochaine étape consiste à modéliser avec un Milieu interstellaire inhomogène et à tenir compte de la réaction en retour sur l'expansion.
Ce travail est lié au problème de l'origine des positons galactiques et à la nature du fond gamma cosmique, ainsi qu'à la physique de l'univers primordial après le Big Bang.
Cette section s'adresse à l'auteur du travail et à ses collègues. Les travaux voisins ont été trouvés par une recherche sémantique dans notre archive, et non par correspondance de mots. Nous n'évaluons pas : nous montrons le champ autour.
Ce que fait ce travail
Dans cette étude, le taux de création de paires électron-positon résultant de l'interaction γ-γ du fond photonique cosmique (FPC) avec lui-même est calculé pour z ≤ 10. Le FPC est modélisé comme la somme de 28 corps gris évoluant selon les fonctions de luminosité des quasars, des supernovae et d'autres sources. Le taux obtenu est intégré en tenant compte de l'expansion de l'Univers, et le rayonnement Compton inverse secondaire sur le CMB explique 10 à 20 % du fond gamma cosmique dans la gamme de 1 à 100 MeV.
Où est sa force
Ce travail établit un fond astrophysique inévitable de création de paires, sans nécessiter de sources exotiques, et montre comment l'évolution du FPC reproduit naturellement le pic à z ≈ 2.7, suivant l'histoire de la formation stellaire.
Vers où avancer
À essayer
Pourquoi cela peut compter
Si la création de paires sur le FPC définit effectivement le fond gamma minimal, cela réduit le besoin de matière noire pour expliquer l'excès de rayons gamma et précise les conditions de fond pour toutes les futures observations dans la gamme du MeV.
Travaux voisins dans notre archive
Le travail le plus proche de l'archive se situe à 0.66 par le sens — le niveau habituel de notre corpus.
Malgré un taux local dérisoire (10³⁵ e⁺/s par galaxie), le « brouillard » cosmologique du passé apporte une contribution notable au fond gamma actuel.