Une étoile à neutrons formée lors d'une explosion de supernova, souvent cachée dans son rémanent.Une étoile à neutrons dans un rémanent de supernova est le cœur effondré d'une étoile massive qui a explosé en supernova. L'explosion éjecte les couches externes de l'étoile, laissant derrière elle un objet dense et compact — l'étoile à neutrons — souvent caché dans le rémanent en expansion. Ces rémanents sont importants pour étudier la physique des supernovae, la formation des étoiles à neutrons et l'accélération des rayons cosmiques.
La première étoile à neutrons a été découverte en 1967 par Jocelyn Bell Burnell et Antony Hewish comme pulsar, mais le lien avec les rémanents de supernova a été établi plus tôt, la nébuleuse du Crabe étant le premier rémanent identifié d'une supernova (SN 1054) contenant une étoile à neutrons.
Lorsqu'une étoile massive (environ 8 à 20 fois la masse du Soleil) épuise son combustible nucléaire, son cœur s'effondre sous l'effet de la gravité, déclenchant une explosion de supernova. Le cœur devient une étoile à neutrons, soutenue par la pression de dégénérescence des neutrons. L'explosion laisse derrière elle une coquille de gaz chaud (le rémanent) qui s'étend vers l'extérieur pendant des milliers d'années. L'étoile à neutrons peut être visible comme pulsar, émettant des faisceaux de rayonnement, ou elle peut être cachée par la matière dense du rémanent, nécessitant des observations en rayons X ou en radio pour être détectée.
L'étude des étoiles à neutrons dans les rémanents de supernova aide les astronomes à comprendre le mécanisme d'explosion, l'équation d'état de la matière nucléaire et l'accélération des rayons cosmiques à hautes énergies.
L'étoile à neutrons de la nébuleuse du Crabe tourne 30 fois par seconde, et son énergie alimente la lueur de toute la nébuleuse, qui a été observée pour la première fois en 1054 après J.-C.




