Une mesure de la densité d'énergie des particules légères dans l'univers primordial, affectée par les ondes gravitationnelles.Le nombre effectif d'espèces de neutrinos, noté N_eff, est un paramètre cosmologique qui quantifie la densité d'énergie de toutes les particules relativistes (radiation) dans l'univers primordial, normalisée à celle d'une seule espèce de neutrinos. Dans le modèle standard, N_eff est approximativement égal à 3,046, ce qui tient compte des trois saveurs de neutrinos et de petites corrections dues au découplage des neutrinos. Cependant, toute particule légère supplémentaire, comme les neutrinos stériles ou les axions, augmenterait N_eff. Les ondes gravitationnelles, si elles contribuent à la densité d'énergie du rayonnement, affectent également N_eff, ce qui en fait une sonde sensible de la nouvelle physique.
Le concept a été introduit dans le contexte de la nucléosynthèse primordiale dans les années 1970, et des mesures précises du satellite Planck ont fourni des contraintes serrées, avec N_eff = 2,99 ± 0,17.
N_eff est déduit des mesures du fond diffus cosmologique (CMB) et de l'abondance primordiale des éléments légers (nucléosynthèse primordiale). La présence d'un excès de rayonnement accélère l'expansion de l'univers, ce qui laisse des empreintes sur la traîne d'amortissement du spectre de puissance du CMB et sur l'abondance de l'hélium-4. En comparant les observations aux prédictions théoriques, les cosmologistes peuvent contraindre N_eff. Les ondes gravitationnelles, si elles sont générées dans l'univers primordial (par exemple par des cordes cosmiques ou l'inflation), contribueraient à la densité de rayonnement et augmenteraient donc N_eff.
Il est utilisé pour tester le modèle standard de la physique des particules et pour rechercher des preuves de rayonnement sombre ou d'ondes gravitationnelles provenant de l'univers primordial.
La légère déviation de N_eff par rapport à exactement 3 est due au fait que les neutrinos ne sont pas complètement découplés des électrons et des positrons lors de l'annihilation, un effet subtil qui a été calculé avec précision.







