
Un atome avec deux protons et deux électrons, utilisé comme cible dans l'expérience de collision.L'atome d'hélium est le deuxième atome le plus simple du tableau périodique, constitué d'un noyau avec deux protons et deux neutrons, autour duquel orbitent deux électrons. Sa simplicité en fait un banc d'essai fondamental pour la mécanique quantique, la physique atomique et la physique des particules. Dans les expériences de collision, les atomes d'hélium sont souvent utilisés comme cibles car leurs électrons fortement liés et leur petite taille fournissent un système propre et bien compris pour sonder les interactions avec les particules entrantes, des photons aux ions lourds.
L'hélium a été détecté pour la première fois en 1868 par Pierre Janssen et Norman Lockyer lors d'une éclipse solaire, et isolé sur Terre en 1895 par William Ramsay. Sa structure atomique a ensuite été expliquée par le modèle de Niels Bohr de 1913, qui prédisait correctement les niveaux d'énergie de l'ion hélium hydrogénoïde, bien que l'atome complet à deux électrons ait nécessité une théorie quantique plus avancée.
Les deux électrons de l'hélium occupent la couche d'énergie la plus basse, formant une configuration fermée et sphérique exceptionnellement stable. Lorsqu'une particule de haute énergie frappe un atome d'hélium, elle peut ioniser un ou les deux électrons, exciter l'atome vers des états d'énergie plus élevés, ou même briser le noyau, selon l'énergie de la collision. Les débris qui en résultent—particules diffusées, photons émis ou fragments nucléaires—portent des informations sur les forces fondamentales en jeu, que les physiciens analysent pour déduire les propriétés de l'interaction.
Les atomes d'hélium sont utilisés comme cibles dans les accélérateurs de particules pour étudier les réactions nucléaires, et dans les expériences de physique atomique pour tester l'électrodynamique quantique avec une grande précision.
L'hélium est le seul élément qui ne peut pas être solidifié par refroidissement à pression atmosphérique normale—il nécessite plus de 25 atmosphères de pression même au zéro absolu.











