
La rotation lente de l'axe d'un objet en rotation autour d'un autre axe, comme on l'observe pour les moments magnétiques dans un champ.La précession est la rotation conique lente de l'axe d'un objet en rotation autour d'un autre axe, provoquée par un couple externe. En physique, elle est surtout connue à travers la toupie, dont l'axe vacille sous l'effet de la gravité. Dans le monde quantique, la précession apparaît dans les moments magnétiques—le spin intrinsèque des particules comme les électrons ou les noyaux—lorsqu'ils sont placés dans un champ magnétique. Ce phénomène est essentiel pour comprendre comment les champs magnétiques interagissent avec la matière, depuis le comportement des spins atomiques dans les matériaux jusqu'à l'alignement des particules de matière noire dans l'univers primordial.
La théorie classique de la précession a été développée par Isaac Newton, puis affinée par Jean-Baptiste Biot et Félix Savart au XIXe siècle. Le traitement quantique de la précession de spin a été établi par Wolfgang Pauli et d'autres dans les années 1920.
Lorsqu'un objet en rotation subit un couple perpendiculaire à son moment cinétique, ce couple modifie la direction du moment cinétique plutôt que son amplitude. Cela fait décrire à l'axe un cône au fil du temps. Pour un moment magnétique dans un champ magnétique, le couple est proportionnel au produit vectoriel du moment magnétique et du champ, ce qui entraîne une précession à la fréquence de Larmor. La vitesse de précession dépend de l'intensité du champ et du rapport gyromagnétique de la particule.
La précession est à la base de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), où les noyaux d'hydrogène du corps précessent dans un champ magnétique intense, ainsi que des gyroscopes utilisés dans les systèmes de navigation.
L'axe de la Terre précesse sur un cycle de 26 000 ans, ce qui déplace la position de l'étoile polaire au fil du temps.







