Une future mission de détecteur spatial d'ondes gravitationnelles mentionnée comme exemple de tels instruments.TianQin est un observatoire spatial d'ondes gravitationnelles proposé, conçu pour détecter les ondulations à basse fréquence de l'espace-temps, inaccessibles aux détecteurs terrestres. Il fait partie de plusieurs missions planifiées, aux côtés de LISA, visant à ouvrir une nouvelle fenêtre sur l'univers en captant les signaux issus de fusions de trous noirs massifs, de binaires galactiques, et éventuellement de sources exotiques comme les cordes cosmiques. Le nom de la mission, signifiant « harpe des cieux », reflète son rôle d'« écoute » de la symphonie cosmique des ondes gravitationnelles.
TianQin a été proposé en 2015 par une équipe dirigée par Jun Luo à l'Université Sun Yat-sen en Chine. Le projet est en phase de développement, avec un lancement prévu dans les années 2030.
TianQin serait composé de trois vaisseaux spatiaux disposés en triangle équilatéral, avec des côtés d'environ 100 000 kilomètres. Les vaisseaux échangeraient des faisceaux laser, et le passage d'ondes gravitationnelles provoquerait de minuscules variations de distance entre eux, mesurées par interférométrie laser. Pour atteindre la sensibilité requise, les vaisseaux doivent être sur une orbite extrêmement stable, et l'ensemble du système serait placé en orbite géocentrique, utilisant le champ gravitationnel terrestre pour maintenir la formation. La mission opérerait dans la bande de fréquences millihertz, complétant les détecteurs terrestres qui perçoivent des fréquences plus élevées.
TianQin permettrait l'étude des fusions de trous noirs massifs, testerait la relativité générale en champ fort, et pourrait potentiellement détecter des ondes gravitationnelles provenant de l'univers primordial.
L'orbite de TianQin est conçue pour que la formation de vaisseaux spatiaux tourne dans son ensemble, maintenant une orientation fixe par rapport au Soleil, ce qui simplifie la gestion thermique et énergétique.











