Le degré avec lequel un test ou une méthode identifie correctement une affection, souvent mesuré en pourcentage.La précision diagnostique est le degré avec lequel un test ou une méthode identifie correctement une affection, généralement exprimé en pourcentage. C'est une mesure fondamentale en médecine et en ingénierie, déterminant la fiabilité d'un outil diagnostique à distinguer une affection réelle de son absence, ou entre différentes affections. En pratique, la précision n'est pas un simple nombre mais une combinaison de sensibilité (détection correcte de l'affection) et de spécificité (exclusion correcte), et elle est souvent rapportée avec d'autres métriques comme les valeurs prédictives positive et négative.
Le concept formel de précision diagnostique a émergé au milieu du XXe siècle avec le développement de la théorie de la décision statistique, notamment grâce aux travaux de Jacob Yerushalmy dans les années 1940, qui a introduit les termes « sensibilité » et « spécificité » pour évaluer les tests diagnostiques.
La précision diagnostique est évaluée en comparant les résultats d'un test à une référence standard, ou « étalon-or », dont on sait qu'elle est correcte. Pour une affection binaire, les résultats sont classés en vrais positifs, vrais négatifs, faux positifs et faux négatifs. La précision est alors calculée comme la somme des vrais positifs et des vrais négatifs divisée par le nombre total de cas. Cependant, la précision seule peut être trompeuse lorsque l'affection est rare, c'est pourquoi elle est souvent complétée par des métriques comme la sensibilité, la spécificité et l'aire sous la courbe ROC (caractéristique de fonctionnement du récepteur).
Elle est utilisée pour valider des tests médicaux, tels que l'imagerie pour le cancer du sein ou les biomarqueurs sanguins pour la maladie d'Alzheimer, et pour évaluer les performances des capteurs et des systèmes de détection en ingénierie.
Un test avec une précision de 99 % peut encore se tromper plus d'une fois sur deux lors d'un dépistage d'une affection qui ne touche que 1 % de la population, en raison du sophisme du taux de base.



