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Le Square Kilometre Array, un futur grand réseau de radiotélescopes pour observer l'hydrogène neutre et la réionisation.
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Description

Le Square Kilometre Array (SKA) est un radiotélescope planifié d'une envergure sans précédent, conçu pour observer le ciel dans les longueurs d'onde radio avec une surface collectrice d'environ un kilomètre carré. Il sera composé de milliers d'antennes paraboliques et de millions d'antennes basse fréquence réparties entre l'Afrique du Sud et l'Australie, fonctionnant comme un instrument unique. Les objectifs scientifiques principaux du SKA incluent la cartographie de l'hydrogène neutre dans l'univers primordial, l'étude de l'époque de la réionisation, et l'exploration de la nature de l'énergie sombre et de la gravité.

Histoire

Le projet SKA a été conçu au début des années 1990, avec la collaboration internationale officiellement établie dans les années 2000. Le processus de conception et de sélection des sites a impliqué une coopération mondiale étendue, avec la décision finale de répartir le réseau entre l'Afrique du Sud et l'Australie annoncée en 2012.

Comment ça marche

Le SKA utilise l'interférométrie : les signaux de nombreuses antennes distinctes sont combinés pour créer un télescope virtuel dont la résolution équivaut à celle d'une antenne parabolique couvrant la distance maximale entre les antennes. En corrélant les signaux, il peut produire des images à haute résolution des sources radio. Sa sensibilité permet de détecter des signaux extrêmement faibles, comme la raie à 21 cm de l'hydrogène neutre, qui est un traceur clé de la structure cosmique.

En pratique

Au-delà de l'astrophysique fondamentale, les techniques de traitement des données et d'imagerie du SKA stimulent les avancées dans l'analyse de mégadonnées, le calcul haute performance et le traitement du signal, avec des retombées dans des domaines comme l'imagerie médicale et la technologie radar.

Anecdote

Le SKA générera plus de données par jour que l'ensemble du trafic internet mondial, nécessitant un calcul à l'échelle exaflopique pour les traiter.

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