équation

Équations de Navier-Stokes

The Navier-Stokes equations are partial differential equations that describe the motion of viscous fluid substances in various flow conditions.
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Description

L'ingénieur français Claude-Louis Navier (1821) et le physicien britannique George Stokes (1845) ont combiné en un système les équations exprimant la conservation de la masse et de la quantité de mouvement dans un fluide visqueux. Équation de la quantité de mouvement : ρ (∂v/∂t + v·∇v) = -∇p + μ ∇²v + f. Le côté gauche représente la masse multipliée par l'accélération (incluant le transport convectif), le côté droit les forces de pression, de frottement visqueux et les forces extérieures. On ajoute la condition d'incompressibilité ∇·v = 0. Leur génie réside dans la prise en compte du frottement interne (terme de viscosité μ).

Histoire

Claude-Louis Navier a dérivé ces équations en 1821 en introduisant une hypothèse moléculaire sur les forces entre particules. En 1845, George Gabriel Stokes a affiné la dérivation, abandonnant les représentations moléculaires et formulant la forme communément admise avec une approche continue. Plus tard, Leonhard Euler a dérivé les équations pour un fluide parfait (non visqueux), et Navier et Stokes y ont ajouté la viscosité.

Comment ça marche

Les équations sont le fondement de l'hydrodynamique et de l'aérodynamique, de la météorologie, de l'océanographie, de l'astrophysique (disques d'accrétion, milieu interstellaire). En fonction du nombre de Reynolds, elles décrivent un écoulement laminaire ou turbulent. Les méthodes numériques de la dynamique des fluides numérique (CFD) permettent de tout modéliser, du flux sanguin à l'écoulement autour des avions, mais exigent des supercalculateurs en cas de forte turbulence.

En pratique

Les prévisions météorologiques, les calculs aérodynamiques des ailes, la modélisation du climat et des courants océaniques, tout repose sur ces équations.

Anecdote

L'Institut de mathématiques Clay a annoncé un prix d'un million de dollars pour la preuve que les solutions des équations existent toujours et ne « explosent » pas (restent lisses) dans le cas tridimensionnel — c'est l'un des problèmes du millénaire.

Concept graph →

Formules

$$\frac{d}{dy} \left( \eta \frac{dV}{dy} \right) = -\frac{F}{\rho}$$
Shear stress gradient balances body force in fluid flow.
Ce qu'il y a dans la formule
yvariablespatial coordinate perpendicular to flow — position metre
Vvariablefluid velocity in the flow direction — vitesse metre per second
Fvariablebody force per unit volume acting on the fluid — force density newton per cubic metre
ρvariablefluid mass density — masse volumique kilogram per cubic metre
ηconstantedynamic viscosity of the fluid — dynamic viscosity = material-dependent pascal second
d/dyopérateurderivative with respect to y — ordinary derivative
\frac{d}{dy}(\eta_{xx}^{{nl}}\frac{dv}{dy})=-\frac{ee}{m} · 2606.27788
$$\frac{dP}{dr} = -\frac{G m(r) \rho(r)}{r^2} \left[1+\frac{P(r)}{\rho(r)c^2}\right] \left[1+\frac{4\pi r^3 P(r)}{m(r)c^2}\right] \left[1-\frac{2Gm(r)}{rc^2}\right]^{-1}$$
General relativistic equation for hydrostatic equilibrium in spherical symmetry.
Ce qu'il y a dans la formule
PvariablePressure — pression pascal
rvariableRadial coordinate — rayon metre
mvariableEnclosed mass — masse kilogram
ρvariableMass density — masse volumique kilogram per metre cubed
GconstanteUniversal gravitational constant — constante gravitationnelle = 6.67430e-11 metre cubed per kilogram per second squared
cconstanteSpeed of light in vacuum — vitesse de la lumière = 299792458 metre per second
d/dropérateurDerivative with respect to radial coordinate — derivative with respect to radius
\frac{dp}{dr}=-\frac{gm(r)ρ(r)}{r^2}[1+\frac{p(r)}{ρ(r)c^2}][1+\frac{4πr^3p(r)}{m(r)c^2}][1-\frac{2gm(r)}{rc^2}]^{-1} · 2607.12722
\frac{dp}{dr}=-\frac{gm(r)\varepsilon}{r^2}(1+\frac{p}{\varepsilon})(1+\frac{4πr^3p}{m(r)})(1-\frac{2gm(r)}{r})^{-1} · 2607.13930
$$\frac{dP_r}{dr} = -\frac{G(\epsilon + P_r)(m + 4\pi r^3 P_r/c^2)}{c^2 r^2 (1 - 2Gm/(c^2 r))} + \frac{2(P_t - P_r)}{r}$$
Describes hydrostatic equilibrium in general relativity with anisotropic pressure.
Ce qu'il y a dans la formule
P_rvariableRadial pressure — pression pascal
rvariableRadial coordinate — rayon metre
εvariableEnergy density — densité d'énergie joule per cubic metre
mvariableMass enclosed within radius r — masse kilogram
P_tvariableTangential pressure — pression pascal
GconstanteFundamental constant governing gravitational strength — constante gravitationnelle = 6.67430e-11 cubic metre per kilogram per second squared
cconstanteUniversal speed limit for massless particles — vitesse de la lumière = 299792458 metre per second
d/dropérateurDifferentiates a function with respect to r — ordinary derivative
\frac{dp_r}{dr}=-\frac{g(ε+p_r)(m+4πr^3p_r/c^2)}{c^2r^2(1-2gm/(c^2r))}+\frac{2(p_t-p_r)}{r} · 2607.25055v1
$$\frac{dP}{dr} = -\frac{(P+\varepsilon)(m+4\pi r^3 P)}{r(r-2m)}$$
Describes hydrostatic equilibrium in general relativistic stars.
Ce qu'il y a dans la formule
PvariablePressure at radius r — pression pascal
rvariableRadial coordinate — rayon metre
εvariableEnergy density — densité d'énergie joule per cubic metre
mvariableMass enclosed within radius r — masse kilogram
d/dropérateurDerivative with respect to radial coordinate — ordinary derivative
\frac{dp_i}{dr}=-\frac{(p_i+\varepsilon_i)(m+4πr^3(p_{{nm}}+p_{{dm}}))}{r(r-2m)} · 2607.03840v1

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Au cœur froid d'un cristal pur, les électrons du modèle standard s'écoulent comme un fluide visqueux — une idée prédite par Lev Landau. Mais les tourbillons de ce fluide restaient invisibles, comme un tableau noyé dans le bruit de fond.
Comment un réseau de neurones apprend à voir les écoulements
L'eau d'une rivière contourne les pierres, l'air épouse l'aile d'un avion : ces mouvements sont décrits par des équations difficiles à résoudre même sur un ordinateur puissant. Les réseaux de neurones savent approximer ces solutions, mais ils se trompent souvent lorsque les données ne sont collectées qu'en quelques points ou sont bruitées. La raison ?
Comment des particules d'or perdent du poids sur un substrat brûlant
Déposez de minuscules billes d'or sur une poêle brûlante — moins d'un centième de l'épaisseur d'un cheveu. Sous un microscope électronique, on les voit s'évaporer lentement. On pourrait croire que c'est simple : chaque bille devrait fondre uniformément, comme un glaçon dans de l'eau tiède.
Comment le spin d'un fluide change les règles du mouvement
Une goutte d'encre tombe dans un verre d'eau et des cercles se propagent. L'eau semble simple, mais si on regarde à l'intérieur, chaque molécule ne se contente pas d'avancer : elle tourne aussi sur elle-même, comme une toupie minuscule. Cette rotation propre des particules, les physiciens l'appellent le spin.
Un réseau de neurones détecte l'instant où un fluide se déchire
L'eau qui tourbillonne dans un entonnoir finit par perdre sa surface lisse : apparaissent alors de l'écume et des éclaboussures. Les mathématiciens décrivent ces écoulements par des équations, mais celles-ci cachent un mystère — parfois la solution « explose », devient infinie, et personne ne sait pourquoi.
Des grains de poussière dansent une valse
Dans le disque protoplanétaire – le nuage de gaz et de poussière qui entoure une jeune étoile – les grains de poussière ne se contentent pas de tourner en rond. Ils sont entraînés par le flux de gaz, comme le sable par le vent, et ils modifient eux-mêmes ce flux.