Une méthode de calcul utilisée pour simuler des systèmes quantiques à plusieurs corps en représentant les fonctions d'onde comme des réseaux de tenseurs.Les réseaux de tenseurs sont une famille de techniques de calcul qui représentent l'état quantique d'un système à plusieurs corps comme un réseau de tenseurs interconnectés — des tableaux multidimensionnels de nombres. Au lieu de stocker la fonction d'onde complète, qui croît de manière exponentielle avec le nombre de particules, un réseau de tenseurs compresse l'information en exploitant la structure locale des interactions. Cela permet de simuler des systèmes quantiques qui seraient autrement intraîtables sur des ordinateurs classiques, tels que des chaînes de spins en interaction, des circuits supraconducteurs, ou le comportement de particules dans un fluide quantique.
Les réseaux de tenseurs ont été introduits dans les années 1990, avec le groupe de renormalisation de la matrice densité développé par Steven White en 1992 comme précurseur. Le cadre formel des réseaux de tenseurs, y compris les états de produits de matrices, a été établi au début des années 2000 par Guifré Vidal et d'autres.
L'idée clé est de décomposer la fonction d'onde énorme en tenseurs plus petits reliés par des indices contractés, formant un graphe. La géométrie de ce graphe (par exemple, une chaîne, un arbre, ou un réseau plus complexe) reflète la structure d'intrication du système. Des algorithmes comme le groupe de renormalisation de la matrice densité (DMRG) optimisent itérativement les tenseurs pour trouver l'état fondamental ou l'évolution temporelle du système. En ajustant la « dimension de liaison » — la taille des connexions entre les tenseurs — on peut échanger la précision contre le coût de calcul, rendant la méthode flexible et puissante.
Les réseaux de tenseurs sont utilisés pour simuler des systèmes quantiques à plusieurs corps en physique de la matière condensée, pour concevoir des circuits quantiques, et en apprentissage automatique pour compresser des réseaux de neurones.
Les réseaux de tenseurs peuvent également être utilisés pour simuler des problèmes de mécanique statistique classique, tels que le modèle d'Ising, en les mappant sur des systèmes quantiques.











